La présidente de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mme Khalida Boufedeche, a souligné, vendredi à Oran, dans une allocution prononcée en son nom par le vice-président de l'APN, Amine Allouche, à l'occasion de l'ouverture des travaux de la première édition de l'Université d'été de l'Organisation nationale des journalistes algériens, que faire face aux guerres des récits impose de passer de la phase de défense et de réaction à celle de l'initiative et de l'anticipation.
Elle a indiqué, à ce propos, que faire face à ces guerres passe par un récit national fondé sur la crédibilité du contenu et la rapidité d'exécution, tout en renforçant la capacité des médias nationaux à protéger la conscience collective et à défendre les intérêts nationaux.
Mme Boufedeche a expliqué que le monde connaît des conflits complexes "dans lesquels l'affrontement ne se limite plus à l'influence de l'opinion publique", mais s'étend à la formation des perceptions, à la construction des représentations mentales, à l'orientation du débat public et à la production d'une réalité servant des intérêts conjoncturels.
Dans ce contexte, elle a affirmé que l'Algérie est "pleinement consciente des risques et des exigences de cette étape" et œuvre à passer d'une logique de défense et de réaction à celle de l'initiative et de l'anticipation, à travers la présentation d'un récit national caractérisé par la crédibilité du contenu.
Compte tenu de la position stratégique de l'Algérie au cœur de l'Afrique du Nord, du Sahel et de la Méditerranée, Mme Boufedeche a insisté sur la nécessité d'un "récit souverain", qui accompagne la vision et l'approche algériennes et permet de mettre clairement en avant ses positions auprès des autres, face aux complexités générées par un environnement régional et international marqué par la multiplicité des enjeux.