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January 8, 2026

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Victoria Garcia Corera: Le Sahara Occidental reste un territoire non autonome en attente de décolonisation

Le statut juridique du Sahara Occidental demeure inchangé en 2025, affirme l'écrivaine et journaliste espagnole, Victoria Garcia Corera, soulignant que le Sahara Occidental reste un territoire non autonome en attente de décolonisation, dont le statut final ne peut être déterminé que par l'exercice par le peuple sahraoui de son droit à l'autodétermination.

Le statut juridique du Sahara Occidental demeure inchangé en 2025, affirme l’écrivaine et journaliste espagnole, Victoria Garcia Corera, soulignant que le Sahara Occidental reste un territoire non autonome en attente de décolonisation, dont le statut final ne peut être déterminé que par l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination.

“S’il y a une chose qui est devenue claire en 2025, c’est que (…) le cadre juridique du Sahara Occidental demeure inchangé”, écrit-t-elle dans une tribune publiée sur la plateforme “N’oubliez pas le Sahara Occidental”.

Selon Victoria Corera, aucune initiative bilatérale, ni un geste diplomatique n’est parvenu à modifier la nature de ce territoire telle que définie par les Nations unies : “un territoire non autonome en attente de décolonisation, dont le statut final ne peut être déterminé que par l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination”.

Elle a souligné que “rien d’essentiel n’a changé” dans la dernière résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara Occidental, malgré les tentatives marocaines de faire croire le contraire.

“La résolution 2797 du Conseil de sécurité illustre une fois de plus clairement cette lutte d’interprétation”, a ajouté l’écrivaine, expliquant que le Maroc a tenté d’imposer une interprétation du texte qui lui soit favorable, “la présentant comme un soutien implicite à son pseudo plan d’autonomie”. Or, a-t-elle expliqué, “la résolution n’introduit aucun changement substantiel, ne reconnaît aucune souveraineté marocaine sur le territoire et ne modifie en rien le principe fondamental qui régit la question sahraouie : le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination”. “Ce principe demeure une limite juridique infranchissable”, insiste-t-elle.

Au niveau européen, l’écrivaine espagnole a rappelé que le droit européen a “clairement établi” qu’aucun accord ne peut s’appliquer à ce territoire sans le consentement du peuple sahraoui. “Ce rappel juridique contraste fortement avec les tentatives politiques (de la Commission européenne) de normaliser une situation dépourvue de tout fondement juridique”, a-t-elle relevé.

“Le Sahara Occidental demeure une question de décolonisation non résolue, et non un conflit gelé ou un différend régional. Tant que ce principe fondamental ne sera pas respecté, toute tentative d’imposer des solutions partielles ou définitives restera politiquement fragile et juridiquement invalide”, a-t-elle prévenu.

La journaliste a regretté, par ailleurs, la non extension du mandat de la MINURSO (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental) à la surveillance du respect des droits de l’homme, qu’elle qualifie de “grave anomalie au sein du système des Nations unies, perpétuée année après année grâce au soutien, explicite ou tacite, d’Etats influents”. L’absence d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme “n’est pas neutre : il contribue à l’impunité et prolonge les souffrances de la population sahraouie”, a-t-elle fait savoir.

Elle a souligné, dans ce contexte, que dans les territoires occupés, “la répression, les arrestations arbitraires, la persécution des militants et les violations systématiques des droits humains persistent”.

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