Par Fatma Zohra Hamza

Les médias espagnols redoutent un coup de force voire même une attaque du Maroc, lors de la visite du roi Felipe VI et la reine Letizia, pour la première fois, à Ceuta et Melilla, à partir de Mardi13 octobre ; un déploiement policier et militaire d’envergure, est prévu pour cette visite. 

Les autorités Espagnoles, redoutent de sérieuses menaces émanant du Makhzen lors de cette visite du  Roi et son épouse. Ils évoquent un risque de protestations, de provocation et n’écartent pas une possible attaque militaire marocaine imminente.

Ces craintes liées à une possible agression et évoquées par les médias ibériques trouvent tout leur sens, dans la dernière acquisition militaire du Maroc : à savoir le drone kamikaze, présenté par l’entreprise marocaine Ballistic Defense System (BDS) comme une arme rdoutable.

Le risque d’une attaque de drone du Makhzen lors de cette visite de Felipe VI et Letizia à Ceuta est bien réel. Un risque certes alimenté par les tensions géopolitiques entre les deux pays, seulement la véritable raison, présentée par les médias espagnols, est celle des capacités de drones de Rabat, lesquelles se sont renforcés ces cinq dernières années grâce à l’axe Maroc- entité sioniste- Emirats.

Ce risque est d’autant plus grand qu’il se conjugue avec une nouvelle vague migratoire possible, orchestrée par Rabat.

La Police nationale et la Garde civile espagnoles estiment, qu'environ 1 000 migrants se cachent toujours dans des zones boisées, après avoir fui, lors de l’opération de l’évacuation, des campements de migrants, il s’agit des camps de El Guano sur l’esplanade de l’ancienne usine et les campements des plages de Benítez et du Trampolín, ces camps s’était formé après l’arrivée massive de migrants marocains à Ceuta les 30 et 31 juillet.

Des sources policières citées par le journal ibérique The Objective, affirment que le ministère de l'Intérieur a prévu un important renforcement de ses effectifs, principalement issus des Unités d'intervention de la police (UIP), des forces anti-émeutes et des Groupes de réserve et de sécurité (GRS), qui rejoindront ainsi les effectifs déjà déployés dans la ville de Ceuta depuis le début de la crise migratoire provoquée par le makhzen, au total, 1 400 agents seront mobilisés. Le ministère de la Défense, quant à lui, déploiera 400 militaires.