Dans un article publié ce vendredi 31 juillet, le média espagnol The Objective citant les services de renseignements espagnols CNI, indique  que le Premier ministre Pedro Sanchez est un homme politique « insignifiant » pour le Maroc et qu'ils le considèrent comme « une force épuisée », l'ayant « exploité au maximum », notamment après la reconnaissance de la "souveraineté marocaine" sur le dossier du Sahara Occidental.

L'envoi de milliers de jeunes marocains( 50000) uniquement pour la journée de ce jeudi 30 juillet, selon les autorités espagnoles est un avertissement adressé au président du Conseil par le régime du Makhzen.

Cette sortie du média ibérique illustre bien le vrai visage du régime du Makhzen, qui n'a jamais respecté ces engagements. Son envoi de milliers de migrants dénote la nature de cette entité  signataire pourtant du Pacte mondial des migrations signé à Marrakech, au Maroc, le 10 décembre 2018. Le régime du Makhzen proposait aux européens, il y a quelques années ,ses propres services pour devenir un centre de rétention des migrants subsahariens demandeurs d'asile, ett aujourd'hui, il utilise cette même carte pour faire chanter non seulement l'Espagne, mais aussi l'Europe, sachant que les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla font partie de l'espace européen de Schengen.

Dans le même cadre, il faut bien souligner, que le régime du Makhzen utilise la carte migratoire dans sa stratégie de violation du droit international, et les exemples ne manquent pas, citant sa politique d'exportation de drogues, secteur clé de son PIB, son ouverture comme paradis fiscal pour le blanchiment d'argent des organisations terroristes et ses revenus émanant des rançons des otages, le blanchiment d'argent de la drogue et sa mise en circuit formel via ses banques commerciales.

Cette fois-ci le régime du Makhzen n'a pas pardonné à Pedro Sanchez sa visite à Alger au lendemain de la victoire de la Roja en finale et sa photo prise avec le président de la république Abdelmadjid Tebboune entrain de couper la tarte.

Pour la même source, ce déferlement massif est une réponse du régime du Makhzen à Pedro Sanchez , qui s'est rendu le 20 juillet dernier. Le gouvernement espagnol a présenté cette visite comme une volonté de renforcer le dialogue politique, de consolider le partenariat économique et d'accroître la coopération aux niveaux régional et international. Cette rencontre a abouti à l'annonce de la 8e réunion de haut niveau (RHN), prévue pour l'automne, précédée de consultations politiques entre les deux gouvernements.

Dix jours seulement après cette rencontre, cet afflux massif de migrants, arrivés par voie terrestre et à la nage, a exacerbé les tensions à Ceuta et a de nouveau mis en lumière les relations entre le Maroc et l'Espagne. Depuis l'arrivée au pouvoir de Pedro Sanchez, ces relations sont marquées par des concessions constantes de l'Espagne au Maroc. C'est précisément cet aspect que soulignent les services de renseignements espagnols lorsqu'ils analysent le déséquilibre des relations entre les deux pays.

Que la visite en Algérie ait ou non irrité le Maroc , un autre facteur a pu jouer un rôle : le Congrès espagnol des députés, avec le soutien du PSOE et de la gauche, a approuvé une loi accordant la nationalité espagnole aux personnes nées au Sahara Occidental sous administration espagnole et aux descendants de celles qui l’acquièrent.