Dans une interview accordée au journal espagnol ABC, le général Fernando Alejandre, ancien chef d’état-major des armées (JEMAD) , met en garde contre la menace manifeste que représente le Maroc pour l’Espagne.
Le régime du Makhzen profite du différend entre Madrid et Washington au sujet de la guerre au Moyen-Orient et de son rapprochement avec l’administration Trump et sa normalisation avec l’entité sioniste, sachant que l’Espagnequi a reconnu l’Etat de la Palestine l’été dernier, a été l’un des rares pays occidentalàcondamner fermement le génocide du peuple palestinien de la bande de Gaza.
« Je suis certain que c’est à cette menace que mes collègues en activité accordent le plus d’attention, comme c’était le cas pour moi durant mon service. » dira le général espagnol pour résumer les desseins expansionnistes du régime marocain, aux abois et qui ne rate aucune aubaine pour détourner l’opinion publique marocaine sur les vrais problèmes qu’ilvit quotidiennement comme l’effondrement de son pouvoir d’achat, la chèré de la vie, les pénuries, la corruption démocratisée et généralisée, ainsi que la répression élargie à toutes les couches de la soniété pour étouffer toue contestation.
Le général Fernando Alejandre considère la menace marocaine, comme le principal ennemi : « Pour moi, il n’y a aucun doute. Nous sommes confrontés à une menace réelle et manifeste sur notre flanc sud, les deux enclaves espagnoles et les îles Canaries. Je suis certain que c’est à cette menace que mes collègues en service actif consacrent le plus d’attention, comme je l’ai fait durant ma carrière militaire. » souligne-t-il.
En réalité, il juge « compliqué » que l’article 5, relatif à la coopération mutuelle, soit invoqué en cas d’invasion de Ceuta et Melilla. « Au début du siècle, lorsqu’un îlot a été perdu, nous ne pouvions pas l’invoquer. La situation est très complexe. Nous pourrions l’invoquer, mais j’ai personnellement des doutes quant à une réponse positive. Nous avons manqué plusieurs occasions d’inclure Ceuta et Melilla dans le traité de Washington, occasions que je regrette d’avoir reportées. »
Par ailleurs, il faut noter que la sortie d’un ancien haut gradé de l’armée espagnole survient dans une conjoncture de fluctuation de la géopolitique internationale, et de la volonté expansionniste du régime marocain à lancer une nouvelle marche verte visant les enclaves espagnoles de Ceuta et Mellila, en comptant bien entendu sur le régime sioniste et le soutien de l’administration Trump qui n’a pas digéré la desition du gouvernement espagnol d’interdire l’utilisation des bases américaines implantées en Espagne dans l’agression américano-sioniste menée contre l’Iran.