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May 25, 2026

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TRIBUNE

Face au double jeu de Paris et l’agitation marocaine: l’Algérie impose sa propre voie

Les relations entre Paris et Alger avancent toujours sur un fil, où le moindre événement peut fragiliser des mois de négociations diplomatiques.

Par Hanane Ben

Les relations entre Paris et Alger avancent toujours sur un fil, où le moindre événement peut fragiliser des mois de négociations diplomatiques.

En effet, la programmation de l’ouverture de l’enquête sur la prétendue tentative d’assassinat du traître, Hichem Aboud, en ce moment ne semble pas être un hasard.

Qu’on ne vienne pas nous parler d’«indépendance de la justice». Pour beaucoup, il est évident que dans des dossiers d’une telle sensibilité, l’action de l’État et celle de l’appareil judiciaire ne peuvent pas être totalement étanches. Autre point à ne pas ignorer : le choix du timing. Rendre publique une telle affaire, qui cherche à impliquer directement l’Algérie, sachant aussi que les enquêtes dans ce genre d’affaires mettent des années à aboutir, interroge alors même qu’un ballet d’officiels français vers Alger n’a pas cessé ces derniers mois.

De nombreux observateurs de la scène politique ne peuvent s’empêcher de voir la main du Maroc derrière cette affaire. Il est vrai que Hichem Aboud est pris en charge par le Royaume, et que son avocat, proche de l’ambassade du Maroc en France, est également un intime de Rachida Dati.

Le traître Hichem Aboud est rétribué en argent sonnant et trébuchant par le Maroc pour mener une propagande anti-algérienne, dans l’objectif ultime de déstabiliser le pays et ses institutions. Ce félon, ainsi que plusieurs d’autres traîtres à la nation, ont fait l’objet de demandes officielles d’extradition par les autorités algériennes auprès de la France, qui sont restées sans suite.

L’espoir de voir la France donner enfin suite aux demandes d’Alger, lors des entretiens entre la délégation française menée par Gérald Darmanin et les autorités algériennes sur des sujets aussi sensibles que l’extradition des félons qui activent depuis le sol français, n’est plus permis. Malheureusement, force est de constater que Paris continue son double jeu.

Les provocations franco-marocaines sont légion. Juste après la visite de Gérald Darmanin à Alger, Jean-Noël Barrot s’est précipité au Maroc pour sceller leur «partenariat d’exception», ce qui montre bien le double jeu de la diplomatie française avec Alger. En parallèle, l’Algérie avance et se tourne vers de nouveaux partenaires européens qui respectent sa souveraineté et écoutent ses besoins, ce qui explique l’hystérie et la frustration exprimées dans les cercles politiques et médiatiques français qui constatent la perte définitive et totale de l’influence de la France en Algérie au profit d’autres puissances. 

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