Le colloque scientifique sur le Sahara Occidental, ouvert lundi à Alger, a constitué un espace de dialogue et de réflexion sur les derniers développements liés à cette cause, ainsi qu'un rappel à la communauté internationale de ses responsabilités juridiques et morales envers le peuple sahraoui.

 Les travaux de ce colloque de deux jours ont été marqués par une séance scientifique au cours de laquelle plusieurs interventions ont porté sur les évolutions sur le terrain, leurs répercussions politiques et économiques sur l'occupation, ainsi que les violations du droit international et du droit international humanitaire.

Dans le cadre de cette rencontre, organisé par l'Institut national d'études de stratégie globale (INESG), en coordination avec le Centre sahraoui d'études stratégiques, l'enseignant à l'université de Tamanrasset, Keddida Mohammed Mebarek a souligné le rôle de la Révolution de libération dans l'activation de la dimension africaine, affirmant la continuité de cet héritage dans le soutien aux peuples en lutte pour leur libération. Il a, à ce propos, insisté sur la nécessité de se mobiliser autour du peuple sahraoui pour lui permettre d'exercer son droit à l'autodétermination.

Les développements sur le terrain et leurs répercussions politiques et économiques sur l'occupation ont également fait l'objet d'une intervention du directeur de la coopération au ministère de la Défense sahraoui, Mohamed Nafaa Moustapha, qui a abordé les violations marocaines du droit international humanitaire et la portée des rapports internationaux confirmant la spoliation du droit à l'autodétermination. Il a, dans ce cadre, relevé la poursuite des exactions marocaines à travers le pillage des ressources naturelles et l'intensification de la colonisation pour modifier la composition démographique du territoire.

Le professeur Ahmed Adimi, membre de l'INESG, est, quant à lui, revenu sur le contexte historique de la cause sahraouie et la nécessité de garantir le droit de son peuple à l'autodétermination. Au cours des débats, les participants ont appelé la communauté internationale à agir en vue d'accélérer le règlement de la question sahraouie, en permettant au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination à travers un référendum libre et transparent sous l'égide des Nations unies.