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En prévision des négociations avec Madrid et Bruxelles: L'invasion migratoire, une basse manœuvre du régime du Makhzen pour s'accaparer des eaux territoriales sahraouies

L'agression caractérisée du régime du Makhzen contre l'enclave espagnole de Ceuta, ne saurait qu'une nouvelle manœuvre inscrite sur le registre du plan machiavélique pour négocier la main mise sur le ciel et les eaux territoriales des territoires sahraouis administrés par l'Espagne.

En prévision des négociations avec Madrid et Bruxelles: L'invasion migratoire, une basse manœuvre du régime du Makhzen pour s'accaparer des eaux territoriales sahraouies

L'agression caractérisée du régime du Makhzen contre l'enclave espagnole de Ceuta, ne saurait qu'une nouvelle manœuvre inscrite sur le registre du plan machiavélique pour négocier la main mise sur le ciel et les eaux territoriales des territoires sahraouis administrés par l'Espagne.

Outre la gestion de l'espace aérien sahraoui, le régime du Makhzen convoite l'obtention des garanties  juridiques pour s'accaparer des autorisations d'exploitation des terres rares et des gisements de gaz dans les eaux proches des îles Canaries.

« Une bataille acharnée avec le Maroc commence . Ils mettent le paquet. Les prochains mois seront très chaotiques », prévient un ancien agent des services de renseignements espagnols CNI, spécialisé dans les questions maghrébines , interrogé par le média ibérique El Espagnol.

La manœuvre  makhzenienne survient avant l'entame des aux négociations  avec l'Espagne et l'Union européenne, qui visent à déterminer la souveraineté sur les eaux maritimes du Sahara Occidental.

Pour les observateurs avertis,  Rabat fait de la crise migratoire, une arme pour forcer l'Espagne à s'asseoir à la table des négociations et à négocier ce qu'elle appelle une « prospérité partagée » avec Ceuta et Melilla , avec l'accord avec Gibraltar en toile de fond.

Le régime du Makhzen continue de tendre les relations avec l'Espagne. Sa dernière tactique consiste à empêcher le rapatriement des corps des victimes de l'entrée massive à Ceuta , alors même que Madrid a tout mis en œuvre pour les restituer.

Leur priorité est l'exploitation des eaux du Sahara Occidental « car ils ont déjà des contrats avec des entreprises, mais ils ont besoin de garanties quant à leur participation au projet Monte Tropic », expliquent les mêmes sources.

Monte Tropic est une  zone qui  recèle l'une des plus importantes réserves de terres rares et de tellure de la planète .

Cette convoitise est confirmée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, en révélant mardi dernier les intentions du régime du Makhzen : « Une législation nationale pour protéger les frontières, un rejet ferme de l’imposition de volontés et l’adoption d’un dialogue sur un pied d’égalité pour résoudre les différends maritimes. »

Ainsi, et pleine invasion migratoire visant l'enclave espagnole de Ceuta, orchestrée par les services de renseignements marocains des « différends maritimes » ont émergé.

Rabat entend négocier les eaux territoriales du Sahara Occidental avant même d'aborder la question d'une « prospérité partagée » avec Ceuta et Melilla.

« La situation à Ceuta est une manœuvre de la DGST (Direction générale de la surveillance territoriale), menée conjointement avec la DGED (Direction générale des études et de la documentation), pour amener l'Espagne à la table des négociations concernant les eaux territoriales du Sahara Occidental.

La raison ? Les investisseurs font pression sur le Maroc, exigeant une sécurité juridique pour pouvoir opérer sur le territoire sahraoui », explique l'ancien agent du renseignement espagnol.

De plus, le Maroc va encore plus loin puisqu'il entend contraindre l'Union européenne à parvenir à un consensus afin d'obtenir des garanties concernant l'ordre juridique international.

 Un groupe d'entreprises britanniques, américaines et sionistes opérant au Sahara Occidental souhaitent obtenir des garanties et des mesures de sécurité avant de signer, afin de s'assurer qu'elles ne rencontreront pas de problèmes à l'avenir.

Par exemple, ils doivent « savoir que la Cour de justice de l'Union européenne CJUE ne va pas soulever d'objections comme elle l'a fait avec l'accord de pêche avec l'Espagne », indiquent des sources du renseignement.

Entreprises établies au Sahara Occidental Occupé

Le Maroc aspire aux îlots de Ceuta et Melilla, à une prospérité partagée, aux eaux du Sahara Occidental et surtout au mont Tropique , car les entreprises réclament un statut juridique international leur permettant d'y exercer leurs activités. Elles vont y investir massivement.

Au mont Tropique, submergé par les eaux de l'Atlantique au large du Sahara Occidental , des études doivent être menées, ce qui nécessite d'importants investissements.

 Les projets associant des entreprises marocaines et sionistes à cette région se multiplient, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. Par ailleurs, certains investissent au Sahara Occidental, que le Maroc considère comme faisant partie des « provinces méridionales du Royaume ».

Cela requiert certaines conditions préalables, qui sont actuellement réunies : un cadre juridique et fiscal adapté, un environnement réglementaire attractif pour les entreprises et une participation accrue du secteur privé. C’est l’approche que Rabat entend privilégier pour les activités commerciales dans l’Atlantique.

Des entreprises énergétiques sionistes, comme NewMed Energy , spécialisée dans l'exploration pétrolière et gazière, font partie du consortium qui entend exploiter les monts sous-marins situés au large des îles Canaries, tels que le mont Tropique.

 Une entreprise britannique sera également impliquée. En réalité, NewMed est déjà implantée au Maroc pour explorer et produire du gaz naturel, notamment grâce à des accords signés avec le ministère de la Transition énergétique et la société marocaine Adarco Energy pour des zones situées en face de la ville côtière sahraouie de Bojador.

Dans le cas de NewMed, anciennement Delek Drilling, c’est Mohammed VI lui-même qui a invité son PDG, fils d’immigrants marocains, à opérer dans le pays par lettre, comme il l’a expliqué dans le quotidien économique sioniste Global . Il ne faut pas oublier que les échanges de marchandises entre le Maroc et l'entité sioniste ont dépassé 110 millions d'euros en 2025. Ce montant, hors services, investissements et échanges liés à la défense, est cinq fois supérieur à celui de 2020, année de la normalisation des relations bilatérales.

Dans un précédent article intitulé " Mont Tropic: la nouvelle guerre maroco-espagnole" en date 18 mars 2024, Algérie 54 a mis l'accent sur les convoitises du régime du Makhzen concernant le Mont Tropic. Le régime du Makhzen avait déjà tenté de s'accaparer le contrôle du Mont Tropic, en 2020, mais il avait finalement fait marche arrière, faute d'un soutien international.

D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si le régime du Makhzen ait organisé il y a plusieurs mois, des manœuvres  conjointes avec la marine sioniste non loin des eaux territoriales espagnoles.

Mont Tropic, un gisement de tellure ,d'une capacité 50 000 fois plus élevée que celle des gisements terrestres

Une équipe de chercheurs britanniques avait déjà exploré les fonds marins au large des Canaries, et a identifié un gisement de tellure (ou tellurium) d’une teneur 50 000 fois plus élevée que celle des gisements terrestres. Ce métalloïde rare proche du sélénium est un semi-conducteur utilisé dans certains types de cellules photovoltaïques et dans les capteurs infrarouges. Le Mont Tropic Seamount recèle entre 5% et 8% des réserves mondiales.

Lire aussi: Zone Économique Exclusive et Mont Tropic: Madrid face aux desseins néocoloniaux du Makhzen