Face à la guerre que mène le Maroc à l'Espagne, via ses invasions migratoires ,ses quantités considérables du haschisch, et sa concurrence déloyale en matière de produits alimentaires, des voix s'élèvent en Espagne pour mettre à exécution des représailles dans le but de déjouer les plans annexionnistes et expansionnistes du régime du Makhzen qui cultive aujourd'hui la doctrine de zéro ami aux frontières, comme l'attestent ses récurrentes agressions et provocations à l'égard de la RASD, l'Algérie et aussi la Mauritanie.

 Ainsi, des voix s'élèvent en Espagne pour utiliser l'interconnexion électrique du détroit de Gibraltar comme moyen de pression sur Rabat suite à la crise migratoire de Ceuta. Des appels à une coupure de courant potentielle à titre dissuasif, ont été enregistrés récemment dans la foulée des informations faisant état ce l'implication des services de renseignements marocains dans l'invasion migratoire de l'enclave espagnole. Il convient de souligner, que deux câbles sous-marins relient les réseaux électriques espagnol et marocain entre Tarifa et la côte nord du Maroc.

Cette infrastructure permet les échanges d'électricité entre les deux pays et assure la stabilité du réseau marocain . La plupart des échanges se font dans le sens Espagne- Maroc.

Même, le site marocain d'information Tanja24 évoque l'éventualité d'une coupure de courant et critique l'idée qu'une infrastructure de coopération puisse être utilisée comme moyen de pression.

Le site marocain soutient que l'interdépendance des deux réseaux électriques rend le Maroc plus vulnérable face à toute décision espagnole éventuelle.

Le problème concerne les infrastructures construites sur plusieurs décennies dans le cadre de la coopération énergétique entre les deux pays . La première interconnexion a été mise en service dans les années 1990 et a ensuite été renforcée par le projet REMO.

L'interconnexion permet au Maroc de recevoir de l'électricité de la péninsule Ibérique et de faire face aux fluctuations de production ou de consommation. Elle contribue également à maintenir la stabilité de fréquence de son réseau électrique.

Les deux câbles sous-marins passent à plus de 600 mètres de profondeur . Cette infrastructure a permis le développement du réseau électrique marocain et l' expansion des principaux pôles industriels et logistiques du nord du Maroc , notamment Tanger Med. Cette interconnexion contribue également au maintien de la fréquence du réseau et sert de système de secours en cas de coupures de courant ponctuelles.

En 2025, selon les chiffres de Red  Eléctrica cités par le média espagnol El Confidencial, l’Espagne a enregistré un solde net de 3 743 GWh d’exportations d’électricité vers le Maroc, soit une progression de 47,5 % sur un an et le niveau le plus élevé depuis 2017.

Le sens des échanges est largement favorable à l’Espagne : près des trois quarts de la capacité utilisée sur cette interconnexion correspondent à des flux allant de la péninsule vers le Maroc.

Par ailleurs, il faut noter que l'Espagne envisageait avant l'invasion migratoire, la construction d'une troisième interconnexion électrique avec son voisin du sud, dans le cadre de sa planification du réseau électrique jusqu'en 2030. Le coût de cette infrastructure dépasse 400 millions d'euros .

Sur ce point, la CNMC (autorité de régulation espagnole) a remis en question le financement du projet par le biais du système électrique espagnol, en l'absence d'une évaluation suffisamment précise des avantages pour les consommateurs. Le régulateur a également souligné que le Maroc n'étant pas membre de l'Union européenne, certains bénéfices socio-économiques de l'infrastructure seraient générés en dehors du marché européen.

 

Au sujet de la question du gaz, le Makhzen dépend en effet du territoire espagnol pour l’ensemble du gaz qu’il importe actuellement par gazoduc. Il utilise également les interconnexions électriques avec la péninsule Ibérique comme un élément important de sécurité et de flexibilité pour son réseau.

Cette situation constitue un paradoxe dans les relations entre les deux pays. Alors que Rabat conteste périodiquement la souveraineté espagnole sur certains territoires, son approvisionnement énergétique demeure en partie lié à des infrastructures contrôlées ou opérées depuis l’Espagne.

La dépendance marocaine s’est particulièrement accentuée après la rupture diplomatique avec l’Algérie.

En 2021, Alger a décidé de ne pas renouveler l’accord relatif au gazoduc Maghreb- Europe (GME), qui permettait auparavant au gaz algérien de transiter par le Maroc vers l’Espagne. La rupture des relations diplomatiques entre Alger et Rabat a profondément modifié le fonctionnement de cette infrastructure. Le gazoduc a alors changé de sens.

L'Espagne approvisionne le régime du Makhzen en via la  regazéification des quantités importées au niveau des installations ibériques, sachant que ce régime qui se vante du lancement du gazoduc reliant le Nigeria à l'Europe via le Maroc en passant par 13 pays africains, ne dispose même pas d'une raffinerie sur son territoire, après le scandale de la disparition de la raffinerie Samir.

Même, le projet de la future infrastructure de GNL de Nador West Med, qui doit permettre au Maroc d’importer directement du gaz par voie maritime et de l’injecter ensuite dans le réseau du gazoduc Maghreb- Europe, semble devenir une chimère.