Par Amar Belani

L’ancien ambassadeur de France en Algérie, le haineux Xavier Driencourt, répond une nouvelle fois aux sollicitations de son employeur marocain. Il récidive en exhumant un épisode peu glorieux de la décolonisation de l’Algérie, dont il semble n’avoir toujours pas digéré l’issue.

Dans sa chronique indigente et mal ficelée,  Il regrette que de Gaulle n’ait pas suivi Peyrefitte sur son projet de partition de l’Algérie en deux enclaves françaises fortifiées à Alger et à Oran, une ligne de démarcation façon Berlin, et le reste du pays abandonné à ses habitants indigènes.

Cette nostalgie amère et larmoyante n’est pas un dérapage isolé. Depuis 2023, Driencourt siège au comité stratégique du média d’extrême droite Frontières, et depuis 2024 il conseille les dirigeants du RN sur la politique internationale, formant leurs cadres au Campus Héméra de Jordan Bardella. il est devenu une référence pour les franges les plus nauséabondes  de la droite extrême et de l’extrême droite françaises.

La chute de sa chronique est encore plus parlante : « de mauvaises langues disent qu’il y a des enclaves algériennes à Marseille ». Glissée sous couvert de rapporter ce que « disent » d’autres, la phrase permet de suggérer, sans l’assumer, que des citoyens français d’origine algérienne seraient un corps étranger sur le sol français en donnant ainsi un supposé crédit au fantasme du grand remplacement.

Il commence par regretter  la partition coloniale d’hier, et il glisse tout naturellement vers la stigmatisation ethnique d’aujourd’hui, le tout habillé des atours neutres d’une pseudo analyse géopolitique.

L’histoire est un éternel recommencement, conclut-il. La sienne tourne misérablement en boucle sur l’Algérie avec de nouveaux commanditaires qui ont la haine de l’Algérie éternelle au cœur.

Amar Belani, Ancien Ambassadeur