La présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, Mme Salima Mousserati, a reçu une délégation du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre des consultations périodiques menées par le Fonds avec l'Algérie au titre de l'article IV des statuts du Fonds, indique lundi un communiqué de l'instance.

Cette rencontre, tenue dimanche soir en présence de membres du Conseil de la haute autorité et de ses cadres, a permis de "passer en revue les réformes engagées par l'Algérie, sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en matière de renforcement de la transparence, de la bonne gouvernance, et de la prévention de la corruption", précise la même source.

A cet égard, le communiqué rappelle la concrétisation de l'engagement du président de la République en faveur de "la moralisation de la vie publique, de la lutte contre la corruption et de l'adaptation du système législatif national aux normes internationales, notamment à travers la création de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, outre le lancement de plusieurs initiatives visant à ancrer la culture de l'intégrité et à renforcer le système national de prévention de la corruption".

A cette occasion, Mme Mousserati a présenté "un exposé sur les missions et les attributions de la Haute autorité, en sus des principaux programmes et projets qu'elle supervise, notamment la Stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, l'indice de performance d'intégrité (IPI) "Nazaha", le projet du texte réglementaire fixant les dispositifs de transparence, les procédures de déclaration de patrimoine et leur traitement, les mécanismes de signalement et de dénonciation des faits présumés de corruption, ainsi que les efforts déployés dans le domaine de la transformation numérique à travers le développement des plateformes électroniques de la haute autorité".

Elle a également évoqué les programmes de la Haute Autorité en matière de "sensibilisation, de formation et d'accompagnement des secteurs ministériels, des établissements publics et de la société civile". Mme Mousserati a, en outre, "présenté les résultats préliminaires enregistrés au niveau de plusieurs secteurs ministériels et établissements, notamment à travers l'ancrage de la culture de la prévention de la corruption, le renforcement des mécanismes de conformité et de transparence, ainsi que l'amélioration de la performance institutionnelle, contribuant ainsi à la consécration des principes de bonne gouvernance et à l'amélioration de la qualité du service public", ajoute le texte.

De leur côté, les membres de la mission du FMI ont pris connaissance de "l'expérience algérienne dans le développement du dispositif national de prévention de la corruption".

Ils ont également échangé avec les cadres de la Haute Autorité sur "les mécanismes de contrôle, le renforcement de la transparence et de la prévention de la corruption, ainsi que sur le rôle joué par cette institution dans l'accompagnement des réformes institutionnelles visant à consolider la bonne gouvernance et à améliorer la performance publique", conclut le communiqué.