– Couverture de la contre-enquête d’Ahmed Bensaada sur les prétendues « femmes violées par des migrants à Cologne » démenties par la justice allemande elle-même. Les néo-conservateurs et néo-colons ont besoin de multiples Daoud pour réussir leurs « révolutions de couleur » et autres « printemps » mijotés à la Maison Blanche[/caption]
Mais…mais…mais, sale temps pour Kamel : les « viols de Cologne » n’ont jamais existé. Daoud a glosé sur de la diffamation, du fake, du faux, du bidon. Et l’histoire des « femmes violées par des migrants à Cologne » doit rester dans l’histoire comme un des plus honteux bobards du siècle. Cette monstruosité médiatique – jamais démentie par ses colporteurs- est un coup monté par l’extrême droite allemande. En fait, cette nuit-là, seul un marocain s’est rendu coupable d’un vol de portable, et le journal « Bild Zeitung », qui n’est pas un exemple de vertu, va retirer de ses archives les articles sur ces fameux faux « viols ».
C’est Ahmed Bensaada, un docteur en physique algérien qui, avec la pugnacité et la rigueur du scientifique, va le mieux démonter la mécanique Daoud. Une machine à plaire aux anciens colons, et arme de destruction massive chargée des obus d’une pensée unique ciselée à Washington. Dès 2016, le scientifique doté d’une plume exemplaire publie un fracassant « Kamel Daoud : Cologne contre–enquête » (Éditions Franz Fanon, Alger, 2016). Il démontre que le néo-penseur profère injures et anathèmes sur le vent d’une fake news. Etaie que le phénomène Daoud est un avatar du temps, celui de la propagande à vocation internationale construite sur le mensonge. Les néo-conservateurs et néo-colons ont besoin de multiples Daoud pour réussir leurs « révolutions de couleur » et autres « printemps » mijotés à la Maison Blanche. Donc, pour imprégner le monde civilisé de l’idée que, décidément, tous ces musulmans, tous ces Arabes, sont des arriérés mentalement malades. Si névrosés qu’il faille les aider en les prenant en main. Avec, s’il le faut, pour traiter les plus récalcitrants, des coups d’état, des bombes et des missiles afin qu’ils adoptent le modèle d’une démocratie où le Coca Cola est coule dans les veines et livrent, à vil prix, leurs richesses aux civilisateurs. Ahmed Bensaada, en mettant le système Daoud à nu, ne peut être taxé de prendre la défense d’on ne sait quels fous d’Allah ou du djihad puisque son propre frère a été assassiné par ces barbares.
Copie du jugement condamnant Kamel Daoud pour délit de violence conjugale prononcé par la justice algérienne le 18 juin 2018 à Oran.
Après le fiasco de Cologne Daoud aurait dû être condamné au silence, se condamner au silence. Et, honteux, s’en aller rechercher un travail de pigiste à Tamanrasset. Pas du tout, ayant fait preuve de son adresse à dresser l’opinion contre le « musulman » -et sa culture- Kamel reste un étalon de qualité dans l’écurie de la bien-pensance. Sa carrière est si rapide qu’en 2019 -peu importe sa condamnation- il obtient la citoyenneté française, celle des anciens colons et il la mérite bien. Maintenant, chez lui à l’Elysée comme au MLF, Kamel est un modèle qui peut écrire avec autorité des articles dénonçant le sort des femmes maltraitées, par le voile ou le bâton.
Jacques-Marie Bourget
Note. Notre question adressée au Service de presse de la République est restée sans réponse (même de courtoisie). Il en va de même pour Kamel Daoud lui aussi enfermé dans le monde du silence.
Notes
