Les travaux d'un colloque scientifique consacré à la "Question du Sahara Occidental : racines historiques, situation actuelle et perspectives à la lumière des mutations internationales", ont débuté lundi à Alger, avec la participation d'universitaires et de chercheurs algériens et sahraouis.

Organisée par l'Institut national d'études stratégiques globales et le Centre sahraoui d'études stratégiques, sous le slogan : "La liberté est un droit partagé par tous les êtres humains et celui qui l'usurpe est un criminel", cette rencontre de deux jours a été marquée, lors de sa séance d'ouverture, par une allocution de l'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en Algérie, M. Khatri Addouh Khatri.

Une conférence sur "les racines historiques de la question du Sahara occidental" a été également présentée par le représentant du Front Polisario, Mustapha Mohamed Lemine, ainsi qu'une communication intitulée "la recomposition contemporaine de l'ordre international et la redéfinition des dynamiques diplomatiques dans la gestion internationale de la question du Sahara occidental", par l'enseignante Felissi Nardjes de l'Ecole nationale supérieure des sciences politiques.

La première journée est consacrée à deux sessions scientifiques. La première, intitulée "les racines historiques, le processus de décolonisation et les enjeux juridiques", porte sur les fondements historiques de la question sahraouie et les aspects liés au droit international. La seconde session, consacrée aux "transformations géopolitiques, à la recomposition de l'ordre international et aux évolutions sur le terrain", examine les mutations régionales et internationales entourant ce dossier.

Les travaux de la deuxième journée porteront également sur une troisième session intitulée "les dimensions sociales, économiques et les espaces territoriaux stratégiques", ainsi que sur une quatrième session consacrée aux "récits, mobilisation médiatique, diplomatie d'influence et cadres de mise en œuvre du soutien commun".

Le programme prévoit aussi une intervention de l'ambassadeur sahraoui en Algérie sur "les perspectives de règlement et de solution future", avant la clôture du colloque par une lecture générale des recommandations.