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February 28, 2026

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Sahara Occidental: le face à face Polisario-Maroc dimanche à Madrid?

Dans un article publié ce samedi 7 février, le média espagnol El Confidencial révèle la tenue de pourparlers de négociations à Madrid, entre le Front Polisario, unique et légitime représentant du peuple sahraoui, et l'occupant marocain sous la médiation américaine, dans une nouvelle initiative pour le règlement du conflit au Sahara Occidenal et conformément àla dernière résolution 2797 adoptée par le Conseil de Sécurité de l'ONU, le 31 octobre 2025.

Dans un article publié ce samedi 7 février, le média espagnol El Confidencial révèle la tenue de pourparlers de négociations à Madrid, entre le Front Polisario, unique et légitime représentant du peuple sahraoui, et l’occupant marocain sous la médiation américaine, dans une nouvelle initiative pour le règlement du conflit au Sahara Occidenal et conformément àla dernière résolution 2797 adoptée par le Conseil de Sécurité de l’ONU, le 31 octobre 2025.

Ce dimanche, le Maroc et le Front Polisario doivent négocier l’avenir du Sahara Occidental à Madrid , sous l’égide de représentants du président Donald Trump, en présence des deux pays voisins et observaeurs à savoir l’Algérie et la Mauritanie, selon le média ibérique,citant des sources proches du dossier.

Les négociations se dérouleront à l’ambassade des États-Unis dans lea plus grande discrétion . Cette demande a été formulée par Massad Boulos, représentant de Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, et Michael Waltz ambassadeur -US auprès des Nations Unies .

Outre les chefs des diplomaties sahraouie et marocaine Mohamed Yeslem Beissat et Nasser Bourita, et des représentants de l’Algérie et la Mauritanie (pays observateurs), Staffan de Mistura envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara Occidental et co-parrain officiel des négociations, participera également à la réunion ..

Acculé par les USA au lendemain de l’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de Sécurité de l’ONU, l’occupant marocain aurait concocté un nouveau document de 40 pages, remplaçant celui de trois pages de 2007( présenté par le commandeur sur injonction dela France). Le nouveau document marocain préparé par trois conseillers de Mohamed VI à savoir : Fouad Ali el Himma , Taieb Fassi-Fihri et Omar Azziman , alors ambassadeur du Maroc en Espagne. Ils ont collaboré avec le chef de la Direction générale du renseignement extérieur ( DGED ), Yacine Mansouri , et les ministres des Affaires étrangères, et de l’Intérieur, Nasser Bourita et Abdelouafi Laftit .

Cette nouvelle proposition de Rabat reste encore insuffisante, selon une première évaluation des représentants américains. Une véritable autonomie accordée au peuple sahraoui nécessiterait une réforme de la Constitution marocaine . L’amendement de la Constitution imposerait un régime fédéral, avec en prime accorder une autonomie aux différentes régions du Maroc.

Pour rappel, Algérie54 avait souligné dans un article publié le 1er novembre 2025,au lendemain de l’adoption de la résolution 2797 par le Conseil de Sécurité de l’ONU et intitulé” Sahara Occidental: le régime du Makhzen pris à son propre piège”, que la résolution 2797, n’est nullement l’adoption du plan d’autonomie marocain de trois pages et un paragraphe,mais d’un processus accordant une l;arge autonomie au peuple sahraoui dans la perspective d’un référendum d’autodétermination du peupl;e sahraoui. L’euphorie du Makhzen s’avère une illusion pour un régime expansionniste et colonisateur,qui viole le droit international en matière de respect des fronières héritées de la colonisation.

Oeuvrant sans relâche à démaneler la MINURSO,dans la date de son mandat a été prolongé d’une année, l’occupant marocain a échoué dans sa tentative et la nouvelle approche de l’administration marocaine consiste à une autonomie au Sahara Occidental, impliquant l’instauration d’un régime fédéral au Maroc débarrassé par l’actuelle constitution centralisée. Ce qui contribuera de facto à l’enterrement de l’oligarchie marocaine pro-française mise en place par la France coloniale depuis 1955,date de l’indépendance de façade accordée au régime du Makhzen.

La solution américaine est loin d’être une reconnaissance de la “souveraineté marocaine” sur le Sahara Occidental. Sur ce registre, il est important de souligner que l’administration Trump qui travaille d’imposer des règles substituant le droit international, veut créer un nouveau levier diplomatique quipourrait êre reproduit pour le règlement des conflits dans d’autres régions du monde.Les américains semblent faire du modèle du Kurdistan d’Irak, une référence.

L’accélération du processus du règlement du conflit du Sahara Occidental est dictée par la volonté des américains d’empêcher d’autres puissances d’approcher la rive de l’Atlantique conformément à la mise en oeuvre de la doctrine Monroe.

Sur ce plan, il faut rappeler, que Massad Boulos , représentant de l’administration Trump pour l’Afriqueet le Moyen-Orient, déclarait il y a un mois journal libanais que le règlement du conflit du Sahara Occidental était une « priorité absolue » pour les États-Unis. Depuis, il a intensifié ses efforts. Fin janvier , il s’est rendu à Alger, où il a été reçu par le président de la république Abdelmadjid Tebboune . Ce dernier avait à maintes reprises souligné que l’Algérie soutiendrait toute solution acceptée par le peuple sahraouiet son représentant légitime le Front Polisario. Conformément à ses principes issus des idéaux de la glorieuse révolution du premier novembre, l’Algérie dont la position demeure constante , sans calculs d’intérêts restreints et sans accorder de considérations au chantage ou surenchère, a toujours soutenu les causes juses et le droit des peuples à exprimer librement leurs choix pour l’indépendance.

Pour en revenir au choix de Madrid comme lieu de la tenue des pourparlers entre les deux belligérants, il faut préciser que c’était un choix préconisé par les médiateurs américains , sans doute motivée par des raisons pratiques. Il n’était pas jugé utile de contraindre les parties participantes à se déplacer à Washington pour une seule journée de négociations.

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