L'ONG espagnole de solidarité avec le peuple sahraoui, CEAS-Sahara, exige la "libération immédiate" du prisonnier politique sahraoui, Naâma Asfari et met en garde contre la "détérioration grave" de son état de santé.

Affirmant que la vie du prisonnier politique sahraoui est "gravement menacée", l'ONG exige une réponse immédiate des autorités marocaines et de la communauté internationale afin d'éviter une "issue irréversible".

"L'état de santé alarmant de Naâma Asfari heurte directement la conscience de la communauté internationale. Il est intolérable de rester silencieux face à cette atteinte qui met sa vie en danger imminent et bafoue les valeurs les plus fondamentales de justice et de dignité humaine", a déclaré la présidente de CEAS-Sahara, Maite Isla, citée dans un communiqué.

Asfari, défenseur des droits de l'homme sahraoui détenu arbitrairement depuis 2010, est vice-président du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental.

Le 8 juin, il a entamé une nouvelle grève de la faim pour dénoncer sa détention par l'occupant marocain.

Il est condamné à 30 ans de prison par un tribunal militaire, avec d'autres militants, arrêtés durant le démantèlement du camp de Gdeim Izik, dans lequel des milliers de Sahraouis protestaient contre les discriminations sociales et économiques exercées par l'occupation marocaine.

En 2023, le Groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire a recommandé au Maroc sa libération ainsi que celle de ses 18 autres compagnons du groupe Gdeim Izik. Cette recommandation est restée sans effet. L'ONG espagnole exige des autorités marocaines de garantir "immédiatement" à Naâma Asfari l'accès aux soins médicaux spécialisés dont il a besoin en raison de la détérioration de son état de santé causée par sa grève de la faim.

Elle souligne que "la protection des droits fondamentaux des prisonniers politiques ne saurait être soumise à des intérêts politiques ou diplomatiques et appelle à une action urgente pour garantir leur intégrité physique".

CEAS-Sahara exige la "libération immédiate et inconditionnelle" de Naâma Asfari et de tous les prisonniers politiques sahraouis, rappelant que divers organes des Nations unies ont dénoncé les violations de leurs droits durant leur détention dans les geôles marocaines.

L'ONG souligne également la nécessité pour les Nations unies de promouvoir le respect de leur mandat concernant le Sahara occidental en organisant le référendum sur l'autodétermination du peuple sahraoui.