Par Rasha Selmi
 
La 14e Université d’été des cadres du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a pris fin jeudi à Boumerdès, au terme de dix jours de travaux consacrés aux questions politiques, juridiques, diplomatiques, médiatiques, sociales et économiques liées à la question du Sahara Occidental.
 
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du Premier ministre sahraoui, Bachraya Hamoudi Beyoun, des autorités locales de Boumerdès, de représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie ainsi que de représentants de la société civile. 
 
Placée sous le thème « L’autodétermination et l’indépendance, un droit inaliénable », cette édition a réuni durant dix jours des cadres sahraouis, des responsables du Front Polisario et de la RASD, ainsi que des universitaires et chercheurs algériens et sahraouis.
 
Lors de la cérémonie de clôture, Fatma El Mehdi, membre du Secrétariat national du Front Polisario et ministre sahraouie de la Coopération, a présenté le bilan de cette édition. Elle a notamment salué les efforts déployés par les différentes institutions et organismes ayant contribué à son organisation et exprimé sa reconnaissance aux autorités algériennes et à la wilaya de Boumerdès pour leur accueil.
 
Elle a également mis en avant la diversité du programme de cette édition, marqué par des conférences et des débats portant notamment sur les dimensions politique, juridique, médiatique, sociale et économique de la question sahraouie.
 
Brahim Ghali à l’ouverture
 
Avant la clôture, l’Université d’été avait été marquée, dès son ouverture le 11 août, par l’intervention du président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali.
 
Le dirigeant sahraoui avait réaffirmé l’attachement de son mouvement au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance. Son intervention avait également porté sur les développements du dossier au niveau international et sur les positions défendues par le Front Polisario dans le cadre du processus politique.
 
La question des ressources naturelles du Sahara occidental avait également été abordée par Brahim Ghali, notamment dans le contexte des relations entre l’Union européenne et le Maroc.
 
Les dimensions juridique et diplomatique au centre des débats
 
Au cours des travaux, plusieurs intervenants ont insisté sur la dimension juridique du dossier.
 
Khatri Adouh, ambassadeur sahraoui en Algérie et membre du Secrétariat national du Front Polisario, avait notamment souligné l’importance de l’action diplomatique et réaffirmé la position sahraouie sur le droit à l’autodétermination.
 
De son côté, Saïd Ayachi, président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), avait défendu la nécessité de placer le peuple sahraoui au centre de toute démarche visant à régler le conflit.
 
Des universitaires et chercheurs ont également consacré leurs interventions au droit international, au processus de décolonisation et à l’évolution de la question sahraouie dans les enceintes internationales.
 
Droits humains, ressources naturelles et bataille médiatique
 
Les travaux ont également abordé la situation des droits humains dans les territoires du Sahara occidental, à travers notamment des témoignages de militants et de membres de délégations sahraouies.
 
La question des ressources naturelles a constitué un autre volet des débats. Les intervenants ont examiné leur dimension économique et stratégique ainsi que les arguments juridiques avancés par la partie sahraouie concernant leur exploitation.
 
La bataille médiatique a, elle aussi, occupé une place importante. Plusieurs interventions ont porté sur le rôle des médias, des nouvelles technologies et des réseaux sociaux dans les conflits contemporains et sur la nécessité, selon les participants, de renforcer la présence sahraouie dans l’espace numérique.
 
Un rendez-vous de formation pour les cadres sahraouis
 
À travers son programme, l’Université d’été avait également pour objectif de renforcer les capacités des cadres sahraouis dans différents domaines et de leur permettre d’échanger avec des universitaires, chercheurs et spécialistes algériens et sahraouis.
 
La clôture de cette 14e édition intervient ainsi au terme de dix jours de conférences et de débats consacrés à l’évolution de la question du Sahara occidental et aux différents instruments politiques, juridiques et médiatiques mobilisés par le Front Polisario.
 
La cérémonie de clôture vient mettre fin à cette édition organisée à Boumerdès, tandis que les responsables sahraouis réaffirment, à travers les différentes interventions rapportées durant la rencontre, leur attachement à l’autodétermination et à l’indépendance comme principaux axes de leur position sur le règlement du conflit.
 
Rasha Selmi