Nora Abdelkrim Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé à l’ouverture immédiate et inconditionnelle de corridors humanitaires pour l’évacuation de l’enfer de Gaza, de la population palestiniennes et des blessés. Tout en adressant ses condoléances à « toutes les victimes pendant cette période périlleuse de combat », il a appelé à « l’arrêt immédiat des violences » afin de permettre à ceux qui nécessitent une aide humanitaire urgente de recevoir les soins dont ils ont besoin.  Cyril Ramaphosa qui, à aucun moment, n’a condamné l’offensive du Hamas,  a demandé de façon pressante à la communauté internationale d’accélérer son soutien « à un processus inclusif vers une paix durable qui garantisse l’existence d’un État palestinien en paix avec Israël  dans les frontières  de 1967 internationalement reconnues, avec Jerusalem-Est pour capitale ».  L’Afrique du Sud est prête à travailler avec la communauté internationale pour partager son expérience dans la médiation et la résolution des conflits comme elle l’a fait sur le continent et dans le monde, a-t-il conclu.  En Afrique du Sud, des manifestations en soutien au peuple palestinien se sont déroulées dans plusieurs villes, réunissant des centaines de personnes. Nelson Mandela avait dit « Notre liberté est incomplète  sans la liberté des Palestiniens ». Soulignant la responsabilité d’Israël,  l’ANC a déclaré dans un communiqué, que « les Sud-Africains se  considèrent comme des compagnons d’armes des Arabes palestiniens dans leur lutte . Cette nouvelle conflagration est la conséquence d’une occupation et d’une colonisation illégale continue de la Palestine », peut-on lire. L’ANC considère l’offensive du Hamas comme « une décision attendue des Palestiniens qui répondent à la brutalité du régime colonisateur d’Israël ». De son côté, Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’Union africaine dont  46 États sur 54 reconnaissent Israël, a appelé le 7 octobre à enrayer l’escalade entre le Hamas et Israël sans, toutefois, condamner l’organisation palestinienne. Cette position a été suivie par certains membres de l’Organisation de la conférence islamique dont le Sénégal actuellement président du comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.