Des journalistes de la télévision espagnole et de l'agence de presse espagnole EFE, on été expulsés ce samedi 15 août par les forces du régime du Makhzen au moment ou ils couvraient des tentatives d'entrée massive à l'enclave officielle de Ceuta. Un responsable du ministère marocain de l'Intérieur leur a ordonné de quitter les lieux après avoir subi des pressions répétées ces derniers jours pour qu'ils ne prennent pas de photos.
Les journalistes en question couvrent l'actualité liée à la frontière depuis plusieurs jours. Samedi matin, ils ont filmé des policiers anti-émeutes marocains utilisant des gaz lacrymogènes et des matraques pour disperser des centaines de migrants, originaires pour la plupart d'Afrique subsaharienne, qui tentaient de franchir la frontière.
Au cours de la retransmission, le haut représentant local du ministère de l'Intérieur, Youssef Hajji, a déclaré au correspondant de l'agence EFE qu'il devait quitter la ville immédiatement, sans fournir la moindre explication. Le responsable marocain s'est contenté d'affirmer qu'il « obéissait aux instructions ».
Le journaliste de l'agence EFE a vu Hajji transmettre le même ordre à l'équipe de TVE. Il a averti les journalistes espagnols que leurs accréditations et leur matériel pourraient être confisqués s'ils ne quittaient pas Castillejos .
Arrestation de dizaines de migrants subsahariens
Les autorités du régime du Makhzen annoncent l'arrestation de 148 migrants ,128 originaires d'Afrique subsaharienne et 20 de nationalité marocaine.
Il s'agit de la poudre aux yeux du régime du Makhzen , objet de critiques de condamnations des quatre coins de la planère pour avoir utilisé des dizaines de milliers de jeunes marocains, comme carte de pression à l'égard de son voisin espagnol.
Cette fois-ci, le régime du Makhzen tente de se donner une nouvelle image, en usant de la répression à l'égard des migrants subsahariens, à l'instar des crimes qu'il avait perpétrés en juin 2022; où des dizaines de migrants subsahariens avaient été tués par les forces de répression du commandeur.