La confrontation turco- sioniste en terre syrienne après la chute du régime de Bashar Al Assad, n'est plus un secret, dans la mesure où la Syrie constitue un espace vital et stratégique au Moyen-Orient.
Cette confrontation est favorisée aujourd'hui par la guerre que mène le duo néocolonial américano- sioniste contre l'Iran et la décision de Téhéran d'imposer des restrictions sur la passage au niveau du Détroit d'Ormuz.
Selon la chaîne d'information sioniste Kan News, la Syrie coopère avec la Turquie pour exclure l'entité sioniste de la voie commerciale alternative proposée pour remplacer le Détroit d'Ormuz. Le Corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC) ambitionne d'être un projet d'infrastructure colossal reliant l'Est et l'Ouest en contournant les eaux iraniennes. Bien que le plan désigne l'entité sioniste comme point de passage, Ankara et Damas ont d'autres projets, souligne le média sioniste.
Selon la même source, les gouvernements turc et syrien manœuvrent secrètement pour s'accaparer du gâteau attribué à l'entité sioniste, profitant selon le média sioniste de l'engagement militaire sioniste au niveau de plusieurs fronts, offrant une opportunité à la Turquie et la Syrie de modification des routes commerciales .
L'idée que la Syrie puisse devenir un centre stratégique pour la Turquie ou les pays européens est très mal perçue par l'entité sioniste Actuellement, la Turquie et l'entité sioniste se disputent l'hégémonie régionale, et l'alliance turco-syrienne menace les intérêts et les projets expansionnistes sionistes. Par conséquent, les généraux sionistes oeuvrant pour le plan "Grand Israël" ne comptent nullement céder pour permettre au pays du Levant de devenir un espace propice aux affaires ou à la projection de puissance turque.
L'entité sioniste au centre des guerres des corridors maritimes et des oléoducs
Aujourd'hui, l'entité sioniste, est non seulement au centre des condamnations liée à sa politique d'expansion et de génocide, dans le cadre de la mise en oeuvre de son plan hégémonique du "Grand Israël", accompagné par un plan de soumission appelé" accords d'Abraham" , mais au centre de toutes les guerres liées à la géopolitique des corridors maritimes et des oléoducs, liées à la domination des passages maritimes du commerce international et de l'approvisionnement énergétique.
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, si on retrouve ce régime d'Apartheid faire partie du projet indien de la construction d’un corridor ferroviaire et maritime reliant l’Inde au Moyen-Orient, à la Palestine occupée et à l’Europe. Un projet soutenu par Washington, destiné à concurrencer le projet chinois de la nouvelle route de la Soie.
Dans le même cadre, l'entité sioniste compte devenir un maillon central d’un futur corridor énergétique reliant les pays du Golfe à l’Europe, comme l'a bien souligné tout récemment le ministre sioniste de l’Énergie, Eli Cohen, dans un entretien accordé à Reuters .
Un oléoduc passant par l'entité sioniste permettrait aux pays du Golfe de réduire fortement leur dépendance au détroit d’Ormuz pour leurs exportations de pétrole, tout en évitant les perturbations en mer Rouge liées aux attaques des Ansar Allah au Yémen.
Pour l'entité sioniste, il ne s'agit pas uniquement d'un OPA politique maquillé en accords de paix avec les Etats du Golfe, mais d'une mainmise sur le devenir de ces pays au revenus liés à l'énergie. L'Iran ne constitue qu'un prétexte pour atteindre cet objectif expansionniste.