50 000 emplois liés aux centres d’appels marocains spécialisés dans la télévente sont menacés au Maroc suite à l'interdiction depuis le 11 août, du démarchage téléphonique sans consentement préalable en France. 

 Depuis le 11 août, les entreprises ne peuvent plus appeler des particuliers en France à des fins commerciales sans leur consentement préalable. Cette réforme met fin au principe selon lequel le consommateur devait principalement s'inscrire sur une liste d'opposition, comme Bloctel.

Les centres d'appels marocains, particulièrement ceux installés en France  sont donc directement concernés. Dans une réponse au Parlement en mars, le ministre marocain de l'Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, avait estimé que la réforme française pourrait affecter entre 40 000 et 50 000 emplois au Maroc.

Le secteur marocain de l'offshoring compte entre 600 et 800 entreprises, selon la Fédération nationale des centres d'appels et des métiers de l'offshoring (FNCAMO). Les petites entreprises spécialisées dans la télévente sont considérées comme les plus vulnérables, en raison de leur forte dépendance aux appels sortants vers la France.