Pas moins !
Les Etats-Unis dont la dette atteint des hauteurs himalayennes ne s'en font pas plus que cela. Avec le dollar, monnaie qui leur sert à payer leurs déficits commerciaux et leurs dettes ils font payer par le reste du monde depuis 1931 et plus nettement depuis 1944. Ce qui finance au passage leur niveau de vie ruineux.
C'est la nature aujourd'hui dévastée et les milliards de gueux (y compris leurs « alliés ») qui s'acquittent des factures de ces nababs, de ces parasites.
Et la plupart de ces complexés paient avec un bonheur infini, convaincus qu'ils participent à une oeuvre de haut niveau de civilisation.
Pour distraire le bon peuple de France on lui offre sur un plateau, comme à chaque fois que les prestidigitateurs criminels et un peu lâches veulent cacher leurs forfaits, les étrangers, c'est-à-dire les hommes et les femmes qui ont, comme disent les technocrates, « une très faible capacité de négociation ».
Comme d'habitude, les hyènes chassent en meute.
Tout ce beau monde devrait relire le discours du général D. Eisenhower à la veille de son départ de la Maison Blanche le 17 janvier 1961.
J'en ai retenu quelques passages essentiels que les honnêtes gens devraient méditer.
« Ce soir je viens à vous avec un message de départ et d'adieu, et pour partager quelques pensées finales avec vous, mes chers compatriotes. Comme chaque citoyen, je souhaite que Dieu ait en sa garde le nouveau président, ainsi que tous ceux qui travailleront avec lui. Je prie pour que les années qui viennent soient celles de la paix et de la prospérité pour tous.
Mais des menaces, nouvelles de par leur nature ou leur degré, surgissent constamment. Je n'en mentionnerai que deux ici.
Un élément essentiel pour conserver la paix est notre système militaire.
Jusqu'au plus récent conflit mondial, les États-Unis n'avaient pas d'industrie d'armement. Les fabricants américains de socs de charrues pouvaient, avec du temps et sur commande, forger des épées. Mais désormais, nous ne pouvons plus risquer l'improvisation dans l'urgence en ce qui concerne notre défense nationale. Nous avons été obligés de créer une industrie d'armement permanente de grande échelle. De plus, trois millions et demi d'hommes et de femmes sont directement impliqués dans la défense en tant qu'institution. Nous dépensons chaque année, rien que pour la sécurité militaire, une somme supérieure au revenu net de la totalité des sociétés US.
Cette conjonction d'une immense institution militaire et d'une grande industrie de l'armement est nouvelle dans l'expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d'Etat, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications.
Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu'elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d'une désastreuse ascension d'un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l'énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble.