Accueil / Algérie Actu / A la une / Mondactu
Actualité · Mondactu

Les 60 % de harragas algériens et la fable de Ceuta: La diversion de Paris et du Makhzen pour le compte de Tel-Aviv

Les vagues migratoires à Ceuta : une vengeance d'Israël ? Selon El Mundo et un rapport confidentiel chinois, le Mossad a déclenché une opération hybride en instrumentalisant l'immigration depuis le Maroc dont l'objectif et de sanctionner frontalement l'Espagne pour son soutien à la cause palestinienne.

Les 60 % de harragas algériens et la fable de Ceuta: La diversion de Paris et du Makhzen pour le compte de Tel-Aviv

Par Hanane Ben

Les vagues migratoires à Ceuta : une vengeance d'Israël ? Selon El Mundo et un rapport confidentiel chinois, le Mossad a déclenché une opération hybride en instrumentalisant l'immigration depuis le Maroc dont l'objectif et de sanctionner frontalement l'Espagne pour son soutien à la cause palestinienne.

C'est un secret de polichinelle que plus personne ne cherche à cacher. Derrière cette énième vague migratoire marocaine, la main d’Israël est devenue une évidence. Face aux faits, comment imaginer un autre scénario ?

L’implication de l’entité sioniste derrière cette énième déferlante migratoire marocaine est un secret de polichinelle. Pour le comprendre, il suffit de regarder l'histoire : l'axe Rabat- Tel-Aviv n'a pas attendu les accords d'Abraham pour exister. Dès 1965, lors du sommet arabe de Casablanca, Hassan II enregistrait en secret les chefs d'État arabes au profit des services israéliens, menant à leur défaite.

Aujourd'hui, cette alliance occulte est à son paroxysme : les usines militaires israéliennes prospèrent sur le sol marocain tandis que le sioniste André Azoulay, conseiller de l'ombre et véritable maître des horloges à Rabat, dicte sa politique sous allégeance à Tel-Aviv.

Certes, le Maroc a toujours utilisé l’arme migratoire comme un levier de chantage face à l'Union européenne. On l'a vu en mai 2021, lorsque Rabat a délibérément ouvert les vannes à Ceuta pour punir l'Espagne d'avoir soigné le chef du Front Polisario, ou encore à travers la gestion intermittente des flux vers les îles Canaries.

Mais cette fois-ci, l'enjeu dépasse le simple contentieux bilatéral : il s'agit d'une expédition punitive orchestrée par l'axe Washington- Tel-Aviv. L'objectif ? Laver l’affront fait par Madrid. L'Espagne paie cash son insoumission : son refus catégorique de participer à une guerre contre l'Iran, son interdiction aux navires de guerre en route vers le Golfe d'accoster dans ses ports ou d'utiliser ses bases militaires, et surtout, le soutien indéfectible de son gouvernement et de son peuple à la cause de Gaza. Le Maroc n'est ici que le bras armé d'une vengeance américano- sioniste.

Pour protéger le Mossad et masquer la vengeance de l'axe américano-israélien contre l'Espagne, les médias français stipendiés sont entrés en scène, directement actionnés par l’entité génocidaire sioniste.

Ce sont les architectes mêmes de cette invasion à Ceuta qui véhiculent ce pourcentage mensonger. En propageant massivement le chiffre de 60 % de harragas algériens, ils activent une diversion médiatique sur mesure. L'objectif est clair : détourner les regards de Ceuta, blanchir l'implication de l’entité sioniste et focaliser l'attention sur Alger pour dissimuler la soumission totale du régime marocain aux ordres de Tel-Aviv.

Même Frontex, l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes censée surveiller l'espace Schengen et lutter contre l'immigration clandestine, a fini par céder à cette propagande anti-algérienne en reprenant aveuglément ce même chiffre mensonger. Inutile de s’étaler sur l’hypocrisie crasse d’une Union européenne qui refuse de réprimander le Maroc et préfère critiquer l'Espagne, pourtant l'un de ses propres membres. Il faut dire que le lobby marocain au sein de l’UE dispose d'une puissance redoutable, solidement appuyé par les poids lourds américain et israélien.

Dès lors, cette propagande française sur un prétendu pourcentage d'Algériens parmi les migrants de Ceuta n'a rien d'étonnant. Elle émane de médias totalement soumis à l’entité sioniste et d'une extrême droite qui a fait de l'Algérie-bashing son fonds de commerce absolu et son arme de diversion favorite.

À contre-courant de cette manipulation, les médias espagnols (comme El País ou El Mundo) et ceux du Nord de l'Europe (à l'instar des chaînes publiques allemandes de l'ARD ou des quotidiens scandinaves) s'en tiennent strictement aux faits : ils ne parlent que de migrants marocains. Plus encore, ils ont massivement relayé des témoignages accablants, vidéos à l'appui, attestant de la complicité directe et de la permissivité calculée du Makhzen dans cette tragédie humaine.

En fin de compte, les médias français et Frontex brassent du vent. Leurs manipulations ne convainquent personne tant les images et les vidéos qui circulent sont parlantes. La réalité du terrain est impossible à masquer : les 72 000 migrants sont bel et bien marocains, et la complicité du Makhzen ainsi que la nature de cette opération sautent aux yeux du monde entier.

Il y a un autre détail crucial à soulever : cette fable des 60 % d'Algériens est un écran de fumée grossier. L'objectif profond de cette invention médiatique est de détourner les regards de la réalité géopolitique marocaine.

En focalisant l'attention sur Alger, ils tentent de masquer le fait qu'il ne s'agit plus d'une simple normalisation diplomatique, mais d'une hégémonie totale de l’entité sioniste sur le royaume, désormais entièrement à sa disposition.

Cette emprise se traduit déjà sur le terrain par un drame humanitaire silencieux : des milliers de familles marocaines sont chassées de leurs terres au profit de colons venus d'Israël, qui reviennent en masse pour réclamer le Maroc comme leur prétendue « première terre ». C'est la souveraineté même de tout un État qui est ainsi confisquée pour le compte de Tel-Aviv.

Les officines médiatiques françaises, marocaines et israéliennes peuvent s’agiter et déverser leurs torrents de désinformation : l’Algérie souveraine demeure inébranlable. Parfaitement consciente des cibles qui sont peintes sur son dos, elle avance, vigilante et droite, sur la voie du progrès. Qu’importent les complots extérieurs ou les trahisons des félons de l’intérieur, toutes les tentatives de déstabilisation se brisent sur sa résilience. L’Algérie ne plie pas. Elle reste debout.