Outre la baisse significative du pouvoir d'achat, et des retombées socioéconomiques sur la hausse des prix du carburent, liées à la guerre au Proche-Orient et la fermeture du Détroit d'Ormuz, l'économie marocaine est exposée au spectre de l'effondrement, lié à la hausse du déficit de liquidité du système bancaire marocain.
Le déficit de liquidité a poursuivi sa progression au cours de la période allant du 11 au 18 juin, atteignant en moyenne 156,6 milliards de dirhams, selon les dernières données publiées par le centre de recherche BMCE Capital Global Research (BKGR).
Selon les anticipations de BKGR, Bank Al-Maghrib devrait intensifier ses interventions au cours des prochaines semaines afin d’accompagner les besoins de financement des banques. La Banque centrale devrait ainsi porter le volume de ses avances à sept jours à 53,9 milliards de dirhams, contre 43,8 milliards précédemment.
Cette évolution reflète la persistance des tensions de liquidité sur le marché bancaire, dans un contexte marqué par l'instabilité financière liée à la géopolitique et au taux très alarmant de la dette extérieure en ce qui concerne le Maroc.