La police espagnole a démantelé un vaste réseau de blanchiment d'argent lié à la dite "Dubaï Bank", arrêtant 21 personnes dans plusieurs pays, dont 14 en Espagne, et saisissant des avoirs d'une valeur de 20 millions d'euros, ont annoncé mardi des médias.

L'opération visait des personnes considérées comme des figures de proue du trafic international de cocaïne et était coordonnée par le Parquet spécial antidrogue de la Haute Cour nationale espagnole, dont un leader surnommé "El Tigre" qui dirigeait le réseau avec d'autres cerveaux du crime organisé, depuis Dubaï, aux Emirats arabes unis.

L'opération a été menée par l'UDEF (unité de lutte contre la criminalité financière) et l'Udyco (unité de lutte contre le crime organisé et les stupéfiants) de la Police nationale espagnole, avec le concours de spécialistes des forces de police des Pays-Bas, de Belgique, des Etats-Unis et du Royaume-Uni, notamment de la police écossaise. Elle s'inscrivait dans le cadre de la Force opérationnelle d'Europol (OTF) TOKEN, selon les informations avancées par le ministère de l'Intérieur espagnol.

Outre les 21 arrestations, 19 mandats d'arrêt internationaux ont été émis, dont sept ont déjà été exécutés. Les enquêteurs ont établi des liens entre le réseau "Dubaï Bank" et quatre trafiquants de drogue présumés de premier plan.

Dubaï est considérée comme la plaque tournante financière des narcotrafiquants. Elle servait de base opérationnelle majeure pour centraliser les profits de la drogue et de centre de commandement pour gérer la logistique avec les clans maritimes.