Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Yeslem Beissat, a affirmé que la récente résolution onusienne relative au Sahara Occidental constitue une réaffirmation claire du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et marque, selon lui, une nouvelle étape dans le traitement international de ce dossier.
Dans un entretien accordé à La Patrie News, le chef de la diplomatie sahraouie a estimé que la résolution 27-97 fixe un objectif précis au processus politique en cours, à savoir permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination, conformément à la Charte des Nations unies et aux principes du droit international.
Selon lui, ce texte confirme la nature du conflit comme question de décolonisation et constitue un revers pour les tentatives marocaines visant à imposer une politique de fait accompli. Il considère également que cette résolution ferme la voie à toute démarche susceptible d’ignorer les droits du peuple sahraoui.
Évoquant la prochaine session du Conseil de sécurité des Nations unies, Mohamed Yeslem Beissat a indiqué que celle-ci sera marquée par la présentation du rapport de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU ainsi que par l’examen des activités de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO).
Le responsable sahraoui estime que plusieurs dossiers sensibles devraient être au centre des discussions, notamment les développements survenus sur le terrain ces derniers mois. Il a souligné que la question sahraouie demeure inscrite à l’agenda international et qu’aucune tentative ne pourra, selon lui, occulter les revendications du peuple sahraoui.
Mohamed Yeslem Beissat a également mis en avant les soutiens dont bénéficie la cause sahraouie sur le plan juridique et diplomatique. Il a rappelé l’existence de nombreuses résolutions internationales, décisions judiciaires et positions d’États favorables au respect de la légalité internationale dans ce dossier.
Concernant les perspectives de règlement du conflit, le ministre sahraoui a réaffirmé la position du Front Polisario en faveur d’un processus politique fondé sur l’autodétermination. Il a indiqué que le mouvement reste disposé à examiner le plan d’autonomie marocain dans le cadre d’un référendum incluant également l’option de l’indépendance.
Abordant la situation des prisonniers politiques sahraouis détenus dans les prisons marocaines, Mohamed Yeslem Beissat a dénoncé ce qu’il qualifie de violations des droits humains dans les territoires occupés. Il a notamment évoqué le cas de Naâma Asfari et des détenus du groupe de Gdeim Izik, appelant à leur libération et au respect des décisions des instances internationales compétentes.
Pour le ministre sahraoui, une solution juste et durable au conflit passe nécessairement par la prise en compte de la volonté du peuple sahraoui et le respect des principes consacrés par le droit international.
Racha Selmi