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April 6, 2026

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Mouloud Hachlaf: la production en eau potable 3,7 millions de M3 /Jour

« Le dessalement d’eau de mer est devenu une base incontournable de la sécurité hydrique en Algérie », affirme ce lundi Mouloud Hachlaf, assistant du Président-directeur général de la Société algérienne de dessalement de l’eau (filiale de Sonatrach).

« Le dessalement d’eau de mer est devenu une base incontournable de la sécurité hydrique en Algérie », affirme ce lundi Mouloud Hachlaf, assistant du Président-directeur général de la Société algérienne de dessalement de l’eau (filiale de Sonatrach).

S’exprimant dans l’émission « L’invité du jour » de la chaîne 3 de la Radio algérienne et abordant les orientations du dernier Conseil des ministres, il souligne que « le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’assurer un service optimal d’alimentation en eau potable, en s’appuyant sur la diversification des ressources.

Une montée en puissance chiffrée

Aux yeux de M Hachlaf, l’évolution du dessalement en Algérie est spectaculaire. Initialement conçu comme « un appoint en période de stress hydrique », ce procédé couvre aujourd’hui 42 pour cent des besoins en eau potable, contre 18 % auparavant, révélant que « la production nationale atteint désormais 3,7 millions de mètres cubes par jour ». Cette progression s’explique, selon lui, « notamment par la réception, en février 2025, du programme complémentaire numéro 1, qui a renforcé significativement les capacités installées. »

Entre autres, il citera les cinq mégastations récemment mises en service et qui ont déjà fourni plus de 370 millions de mètres cubes d’eau potable. « À titre d’exemple, la station de Macta produit à elle seule plus de 420 000 mètres cubes par jour, illustrant l’ampleur des investissements consentis. »

Production et distribution : des rôles distincts

M. Hachlef tient à clarifier une confusion fréquente chez les citoyens. La Société algérienne de dessalement de l’eau est « un producteur, non un distributeur », précisant que « l’eau produite est livrée à l’Algérienne des eaux, qui se charge de sa distribution »

Maintenance préventive et continuité du service

Concernant, les stations qui fonctionnent en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce qui impose une maintenance rigoureuse, M Hachlaf dira « qu’un programme national de maintenance préventive est déployé chaque année, en coordination avec les acteurs du secteur. Ces opérations, limitées à des séquences n’excédant pas 6 jours, sont planifiées deux à trois fois par an. »

Contrairement à d’autres industries, où les arrêts peuvent durer jusqu’à un mois, souligne l’invité de la chaîne 3, « les stations de dessalement privilégient des interventions courtes mais régulières. Ces opérations incluent le contrôle des systèmes de captage, le nettoyage des bassins, la vérification des membranes d’osmose inverse et l’inspection des installations électriques en collaboration avec Sonelgaz. »

Pollution et contraintes environnementales

Par ailleurs, M Hachlaf a abordé le fonctionnement des stations qui dépend étroitement de la qualité de l’environnement marin, affirmant que « la turbidité de l’eau constitue un facteur critique. Lors de récents épisodes de mauvais temps et de fortes pluies, certaines stations ont dû s’arrêter automatiquement en raison d’un dépassement des seuils »

« Les grilles de captage peuvent être obstruées par des algues ou des déchets, tandis que les crues charrient des polluants vers la mer. Dans certains cas, des investissements supplémentaires sont nécessaires pour adapter les installations, comme la mise en place de dispositifs capables de traiter une eau plus chargée », explique M Hachlef. 

Des investissements lourds et stratégiques

Sur un autre registre, il révélera que « chaque station représente un investissement considérable. Les unités classiques coûtent environ 250 millions de dollars, tandis que les nouvelles mégastations atteignent 420 millions de dollars chacune », précisant que « le programme complémentaire numéro 2 prévoit la réalisation de 6 nouvelles stations pour une capacité totale de 1,8 million de mètres cubes par jour, soit un investissement dépassant 1 milliard de dollars pour la première tranche ».

Selon lui, trois projets ont déjà été lancés dans les wilayas de Tlemcen, Chlef et Mostaganem, considérées comme les plus exposées au stress hydrique.

Cap sur l’été et la sécurisation de l’approvisionnement

À l’approche de la saison estivale, traditionnellement marquée par une forte demande, les autorités affichent un optimisme mesuré. Contrairement à l’année précédente, explique M Hachlaf, « les stations fonctionneront à pleine capacité. Le calendrier de maintenance a été conçu pour éviter toute interruption durant les périodes critiques, notamment après le Ramadan et avant l’été. »

Du reste, il estime « qu’aujourd’hui, le dessalement s’impose comme un levier central » pour garantir l’accès à l’eau potable sur l’ensemble du littoral, de l’Est à l’Ouest du pays.

« Nous travaillons dans la prévention pour ne jamais subir », conclut M. Hachlaf, insistant sur l’importance de préserver ces infrastructures vitales pour l’avenir hydrique de l’Algérie.

Source: Radio algérienne

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