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March 19, 2026

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Mustapha Mekidèche: la mine d’Oued Amizour renforcera la position de l’Algérie sur le marché international

L’ancien président du panel du mécanisme africain d’évaluation par les pairs et ancien dirigeant de l’Entreprise nationale de l’engineering pétrolier, Mustapha Mekidèche, est revenu ce mardi sur le lancement prochain du projet de la mine d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa.

L’ancien président du panel du mécanisme africain d’évaluation par les pairs et ancien dirigeant de l’Entreprise nationale de l’engineering pétrolier, Mustapha Mekidèche, est revenu ce mardi sur le lancement prochain du projet de la mine d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa.

S’exprimant à l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, il a, d’emblée, rappelé que l’Algérie dispose d’un potentiel minier considérable longtemps sous-exploité. Selon lui, « ce projet est le fruit d’une préparation de longue haleine. » 

«C’est déjà un projet qui date, cela faisait deux ans que l’on préparait le lancement de ce gisement minier», a-t-il expliqué, précisant que « les contrats avaient été signés en mars 2024 avec des partenaires australiens pour l’exploitation et chinois pour la réalisation des infrastructures. »

Le gisement d’Oued Amizour comme un projet majeur pour l’Algérie

Il a insisté sur la complexité de la phase préparatoire, notamment en matière d’acceptabilité sociale et de concertation locale. «Il fallait construire l’acceptabilité sociale avec les autorités locales, les associations et les riverains», a-t-il souligné, évoquant également les questions foncières et les emprises nécessaires pour la mine, l’usine et les infrastructures de transport.

Sur le plan stratégique, Mustapha Mekidèche considère le gisement d’Oued Amizour comme un projet majeur pour l’Algérie. «Il s’agit d’une grosse patate, comparable aux grands gisements dans les hydrocarbures», a-t-il affirmé, mettant en avant l’importance du zinc et du plomb dans les processus industriels. Avec des réserves estimées à 34 millions de tonnes, ce projet s’inscrit dans une logique d’exploitation sur une vingtaine d’années, structurée en trois phases : « réalisation, exploitation et réhabilitation. »

Il a particulièrement insisté sur la phase finale. «La remise en état est incluse dès le départ dans le projet, elle prendra plusieurs années et vise à limiter les impacts environnementaux», a-t-il précisé, évoquant le traitement des déchets miniers et la prévention des nuisances.

Un projet qui va attirer des investissements

Abordant l’impact économique, il a estimé que ce projet renforcera la position de l’Algérie sur le marché international. «Plus on avance, plus les ressources minières deviennent rares, et ce type de projet permet de renforcer notre position et d’attirer des investissements», a-t-il déclaré, soulignant également la complémentarité avec d’autres projets miniers comme celui de Gara Djebilet.

Au niveau local, les retombées sont importantes. «C’est tout un microcosme économique qui va se développer», a-t-il expliqué, évoquant le désenclavement de la région, la création d’emplois et le développement des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires. Il a également mis en avant l’importance de la formation. «Des cohortes de jeunes Algériens seront formées aux métiers de la mine et s’approprieront les technologies», a-t-il indiqué.

Réduire la dépendance aux hydrocarbures

Dans une perspective plus large, Mustapha Mekidèche a inscrit ce projet dans la stratégie nationale de diversification économique. «La diversification est engagée, à la fois en aval avec les industries et en amont avec le développement minier», a-t-il affirmé, estimant que ces ressources sont essentielles pour réduire la dépendance aux hydrocarbures.

Enfin, il a salué les réformes visant à améliorer le climat d’investissement. «Le guichet unique facilite les démarches et renforce l’attractivité du secteur», a-t-il expliqué, ajoutant que la Sonarem pourrait à terme jouer un rôle comparable à celui de Sonatrach dans son domaine, y compris à l’international.

À travers ce projet, l’Algérie semble ainsi amorcer, selon lui, une nouvelle étape dans la valorisation de ses ressources minières, en combinant exploitation économique, développement territorial et exigences environnementales.

Source:Radio Algérienne

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