Par Hanane Ben

Une chaîne de télévision israélienne s'est récemment intéressée aux feux de forêt, les qualifiant de nouvelle forme de guerre d'usure à distance. Un expert affirme sans détour que le déclenchement d'incendies via des satellites ou des rayons dirigés est une réalité technique, prenant l'Algérie comme exemple. Une thèse qui soulève de lourdes questions géopolitiques et sécuritaires pour l’Algérie.

Impossible toutefois d'ignorer la menace bien réelle d'une cinquième colonne opérant en Algérie. Dissimulés sous diverses appellations, ces mercenaires agissent comme le bras armé sur le terrain : ils exécutent des opérations de sabotage visant aussi bien les infrastructures énergétiques que le départ d'incendies, travaillant en synergie directe avec des moyens technologiques de pointe téléguidés.

Dans le théâtre des guerres hybrides modernes, le recours à des cellules dormantes constitue un levier d'action asymétrique particulièrement redoutable, où la frontière entre paix et conflit s'estompe délibérément.

Plutôt que d'employer une force militaire conventionnelle directe — coûteuse et immédiatement identifiable —, les acteurs étatiques ou non étatiques privilégient l'infiltration de relais locaux capables d'activer, sur ordre, des actions de sabotage ciblé.

 Qu'il s'agisse d'attaques cybernétiques contre des infrastructures critiques ou de provocations matérielles comme le déclenchement coordonné d'incendies sur des zones vulnérables, ces unités tirent leur efficacité de leur invisibilité et de la faible empreinte logistique qu'elles requièrent.

 L'objectif stratégique dépasse le simple dégât matériel : il s'agit de semer la paranoïa, de paralyser la réponse institutionnelle, de créer un sentiment d'insécurité systémique et d'asphyxier économiquement l'adversaire de l'intérieur, tout en offrant au commanditaire la possibilité de nier plausiblement toute responsabilité directe.

En Algérie, les preuves ne manquent pas et s'accumulent au fil des crises : ce mois de juillet en a apporté une démonstration irréfutable à travers la diffusion de plusieurs vidéos saisissantes. Filmés en direct en divers points stratégiques du territoire algérien, des criminels ont été surpris en train de propager les flammes.

 Si les enquêtes, toujours en cours, n'ont pas encore révélé l'ensemble de leurs conclusions, l'arrestation de plusieurs suspects par les services de sécurité vient sceller un premier constat : ces opérateurs de terrain ne semblent pas agir par hasard ou par simple folie.

Ces arrestations et ces images apportent d'ores et déjà la preuve matérielle qu'une partie des incendies majeurs résulte de sabotages délibérés, appuyant fortement la thèse d'actions ciblées menées par des relais locaux pour le compte d'agendas hostiles.

Enfin, le déclenchement simultané de plusieurs incendies à travers près de 14 wilayas ne peut être le fruit d'un simple hasard ou de coïncidences naturelles : une telle étendue géographique témoigne d'une planification rigoureuse et d'une coordination criminelle à grande échelle.

Enfin, on ne peut ignorer le volet technologique le plus opaque de ce conflit asymétrique, tel qu’évoqué ouvertement sur les plateaux de télévision israéliens. Lorsqu'un expert y affirme sans détour la possibilité de déclencher des incendies à distance via des satellites ou des rayons dirigés — en citant précisément l'Algérie comme cas d'école —, il rejoint les inquiétudes suscitées par les fuites persistantes autour du projet HAARP et d’autres armes non conventionnelles.

Cette convergence entre technologies de pointe téléguidées, manipulation environnementale et sabotage de terrain redéfinit les contours de la menace, élevant la guerre hybride à un niveau de complexité sans précédent.

Pour rappel, le projet américain HAARP (High-frequency Active Auroral Research Program), initialement conçu pour l'étude de l'ionosphère à l'aide d'ondes radio à haute fréquence, est régulièrement cité dans les débats sur la guerre technologique. Bien que présenté comme un programme d'études atmosphériques, il incarne dans l'imaginaire stratégique et sécuritaire le symbole des technologies capables d'interférer avec le climat ou d'utiliser l'atmosphère comme vecteur d'impact à distance.

Mais au-delà des calculs géopolitiques et des tentatives de déstabilisation, les pyromanes et leurs commanditaires se heurtent à un mur infranchissable : l’unité nationale.

 Dans chaque wilaya touchée, le peuple algérien se dresse aux côtés des pompiers, des forces de sécurité et des militaires. Luttant côte à côte au péril de leur vie, ils démontrent à chaque crise que face au danger, la sauvegarde du pays dépasse les simples consignes : elle est l’affaire de tous, portée par un élan de solidarité que rien ne peut éteindre. Mieux encore, dès les cendres refroidies, de vastes campagnes de reboisement s'organisent aux quatre coins du territoire pour réparer ce qui a été détruit.

La réaction populaire s'est résumée en une formule devenue virale sur les réseaux sociaux : « Vous allumez le feu, nous l'éteignons et nous replanterons pour une Algérie verte ». Face au danger et à la destruction, la résilience algérienne prouve que la protection comme la reconstruction du pays restent l’affaire de tous.