- Il ne s’agit pas d’une revendication « séparatiste », comme le prétend « Jeune Afrique », mais d’une revendication du peuple du Sahara Occidental à recouvrer sa liberté, sa dignité et son indépendance à travers un référendum d’autodétermination s’agissant d’un cas de décolonisation discutée actuellement en 4ème commission de l’ONU. L’argument du séparatisme est une manipulation marocaine, relayée par la magazine, puisque jamais dans l’histoire le territoire du Sahara Occidental n’a été possession du Maroc.
- Parlant « des faits et de la réalité, et de la realpolitik » et de tout le stratagème d’une construction qui n’a de cesse de vouloir s’imposer au lieu du droit et de la doctrine des Nations Unies en matière de décolonisation, cette tentative de faire l’impasse sur le droit international qui s’applique à la décolonisation du Sahara Occidental, relève d’un argumentaire marocain aux fins de refuser un référendum d’autodétermination du peuple du Sahraoui.
- Si les parties en conflit, nommément désignées par l’ONU, le Front POLISARIO et le royaume du Maroc, sont appelées à des négociations, l’Algérie est un pays observateur, au même titre que la Mauritanie, en leur qualité de pays voisins. Les raisons du blocage incombent au Maroc qui veut à tout prix impliquer l’Algérie dans un conflit dont elle n’est pas partie, ce qui de ce fait perdurer « le statu-quo » et en assume la pleine responsabilité.
- Que « Jeune Afrique » sache que le peuple du Sahara Occidental est préoccupé par son indépendance et sa liberté pour lesquelles il lutte depuis près de cinquante ans et, si le magazine français s’étourdit à agiter le risque sur la paix et la sécurité internationales, il ne fait que tenter de noyer une question simple : * Qui implique le F.POLISARIO et le Maroc ; * Sa solution réside dans l’organisation d’un référendum d’autodétermination sans contrainte militaire ou administrative ; *La solution politique réside donc dans des négociations directes entre les deux parties en conflit, le F.POLISARIO et le Maroc. Quant à évoquer l’Algérie pour alimenter l’énormité de son récit du séparatisme, « Jeune Afrique » s’enfonce davantage dans son discrédit et perd ainsi toute considération.
- L’héritage en dérive de ce magazine s’en est trouvé entre des mains indignes, loin de poursuivre le combat libérateur qui légitimait, en son temps, son nom de « Jeune Afrique » qui lui conférait la résonance d’un média panafricain militant pour le droit des peuples épris de justice et de liberté dans l’idéal d’une Afrique nouvelle, émancipée et libre.
Le Sahara Occidental est une question de décolonisation.
Par: Mohamed El-Abassi La solution réside dans l’organisation d’un référendum d’autodétermination libre et sans contrainte administrative ou militaire en vertu du droit international et de la doctrine des Nations Unies en la matière. Dans sa dernière livraison, « Jeune Afrique »