Suite à un accord conclu avec les autorités pénitentiaires marocaines, le militant des droits de l'homme et prisonnier politique sahraoui Naâma Asfar, a interrompu sa grève de faim entamée depuis 47 jours , annonce son épouse Claude Mangin-Asfari, soulignent des médias français.
Pour Claude Mangin, défenseure des droits humains du peuple sahraoui, l'accord conclu avec les géôliers de son mari, à savoir le transfert de sa détention vers un lieu proche de sa famille , a été le fruit d'une mobilisation internationale pour l'un des célèbres détenus politiques sahraouis de Gdeim Izik.
« À la suite de la mobilisation internationale que nous avons mise en œuvre depuis 47 jours, la délégation générale pénitentiaire du Maroc a bien voulu conclure un accord avec lui. Pour que ce qui dépend de l'administration pénitentiaire puisse être observé : à savoir le transfert près des familles, parce qu'ils sont tous à des milliers de kilomètres de leur famille. Ils sont incarcérés chez la puissance occupante et non pas au Sahara Occidental occupé par le Maroc depuis 1975 », explique Claude Mangin-Asfari.
La grève de la faim observée par son mari pendant 47 jours a été rude et a entraîné des conséquences. « Son état de santé est très dégradé et il doit faire très attention pour sa réalimentation. Il a perdu plus de dix kilos et il a une insuffisance en potassium qui l'a obligé à être hospitalisé », ajoute-t-elle.
S'il y a du soulagement avec la suspension de cette grève de la faim, Claude Mangin-Asfari l'assure, la mobilisation sur le cas de son mari va se poursuivre.