La presse internationale s’est intéressée, mercredi, à la visite historique du pape Léon XIV en Algérie, mettant en exergue les messages de paix, de dialogue et de coexistence entre les peuples, ayant marqué cette visite et l’accueil chaleureux réservé au Souverain pontife par les autorités et la société algériennes.
De nombreux médias occidentaux et arabes sont revenus sur les différentes étapes du déplacement mardi du souverain pontife dans la wilaya d’Annaba, ville symbolique marquée par l’héritage de Saint Augustin.
Ainsi, le site Vatican News a souligné que la deuxième journée de la visite papale en Algérie “revêt une dimension historique, personnelle et spirituelle, pour celui qui, au soir de son élection le 8 mai 2025, s’était présenté depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, comme un +augustinien+, fils de Saint Augustin”.
Le média a aussi repris dans son article plusieurs déclarations du souverain pontife notamment lorsqu’il a dit que “l’histoire de l’Algérie est faite d’accueil généreux et de persévérance dans l’épreuve”.
Après avoir cité toutes les étapes de la visite officielle du pape XIV à Annaba, le site InfoCatolica a, pour sa part, évoqué le message de remerciement adressé par le Souverain pontife aux autorités algériennes pour leur “chaleureuse hospitalité”, ainsi que son appel à “œuvrer ensemble pour la paix, la justice et le développement”.
De son côté, le média britannique Belfast Telegraph a écrit sur son site internet sous le titre “Le pape marche sur les traces de son père spirituel, saint Augustin”, que pour ce voyage, “le pape met l’accent sur saint Augustin en tant que bâtisseur de ponts, car il vise à promouvoir un message de paix et de coexistence entre chrétiens et musulmans”.
Le journal britannique a également repris plusieurs déclarations du pape en faveur de la paix : “Nous devons toujours chercher à bâtir des ponts pour construire la paix et la réconciliation”.
Le deuxième jour de la visite papale en Algérie a été commentée par l’agence Associated Press (AP) qui a écrit elle aussi : “Léon XIV en Algérie marche sur les traces de saint Augustin”. Pour AP, la visite de Léon XIV à Annaba, “a constitué un retour spirituel aux sources pour le pape sur fond de nombreux appels à la paix”.
Par ailleurs, la visite officielle du pape en Algérie, la première du genre, a suscité la réaction du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, qui a salué, dans un billet publié sur le site internet de l’institution religieuse, “la sérénité” et “la chaleur naturelle” de l’accueil réservé au souverain pontife par la société algérienne, soulignant “une capacité d’ouverture enracinée dans l’histoire du pays (Algérie)” et appelant à s'”en inspirer pour promouvoir la coexistence et le dialogue”.
D’autres médias ont aussi mis l’accent sur les appels de la paix lancés par le pape en Algérie en faveur d’un dialogue sincère entre chrétiens et musulmans, fondé sur le respect mutuel et la reconnaissance des valeurs communes, relevant que ce déplacement revêt une dimension à la fois spirituelle et historique.
Dans son analyse, le site “Arabi 21” a indiqué que “cette visite intervient à un moment où l’Eglise catholique réoriente de nouveau son attention vers le continent africain”, tandis que la radio “Monte Carlo” a souligné que cette visite historique, la première du genre en Algérie, “a été l’occasion pour le Vatican d’appeler à la justice, à la solidarité et à la paix, tout en mettant en lumière le continent africain ainsi que les enjeux du dialogue interreligieux, de la réconciliation et du vivre-ensemble”.
Dans le même contexte, le magazine anglophone “Africa Report” a mis en avant que la visite du pape en Algérie “revêt une dimension à la fois historique et diplomatique”. “Il s’agit de la première visite papale dans le pays, combinant un hommage à saint Augustin, le dialogue islamo-chrétien, ainsi que des rencontres officielles avec le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune”, a-t-il écrit sur son site internet.
Par ailleurs, le quotidien “Al-Quds Al-Arabi” a mis en lumière la visite du pape Léon XIV à la ville d’Annaba, en soulignant que “cette étape revêt une symbolique particulière, en ce qu’elle relie le présent à de profondes racines intellectuelles et spirituelles…”.