Le ministère tunisien des Affaires étrangères a annoncé vendredi soir avoir convoqué l'ambassadrice de France à Tunis après la diffusion, par une «chaîne publique française», d'un entretien «avec une personne recherchée par la justice tunisienne», dans un communiqué rendu public.
La même source n'a pas identifié la chaîne, pas plus que la personne. Mais il s'agit, bel et bien, de la chaîne France 24 et d'un entretien récent avec l'ancien président tunisien Moncef Marzouki.
Le ministère tunisien a fait part de la «vive protestation» de la Tunisie, en estimant que de telles émissions s'inscrivaient «dans une démarche d'ingérence inacceptable».
«Cet entretien comporte des atteintes à la souveraineté de l'État tunisien, vise sa sécurité nationale ainsi que ses institutions, et constitue un appel explicite à la sédition et aux affrontements internes», poursuit la même source .
Le ministère tunisien n'a pas manqué de dénoncer une «répétition délibérée de telles pratiques sur des médias publics français, utilisés pour diffuser des contenus incitant à la haine et des allégations mensongères à l'encontre de l'État tunisien».
Et d'ajouter que le fait que le média concerné soit «public et officiel» engageait «la responsabilité morale de l'État français», et que la France devait prendre «les mesures nécessaires pour mettre un terme à de tels agissements inacceptables».