C’est dans cet esprit que de nombreuses associations politiques et de la société civile ont appelé le pouvoir en place à rompre avec la France et à compter sur les solutions endogènes ,dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
« Il est nécessaire aujourd’hui, voire urgent de mettre fin à tous les accords de défense qui fragilisent et vassalisent notre armée. C’est clair, la France n’est pas un partenaire fiable. Pourquoi c’est aussi difficile pour un État souverain comme le nôtre de s’acheter des armes létales pour assurer la sécurité de sa population. (…). On doit quitter le pré-carré français, sinon on ne sera rien », a argué le président de l’Association des jeunes pour l’unité et le développement endogène du Burkina Faso AJUDE-BF, Oscar Séraphin Ki, pour qui il y a urgence pour le Burkina de ressortir rapidement de la situation d’abîmes dans laquelle il est plongé.
"Si le voisin malien a pu s’acheter en six mois, une quantité d’armes de qualité jamais achetée, ce n’est pas notre Faso qui ne pourrait pas le faire. Nous demandons au président Damiba de renforcer sa relation avec le président Goïta’, conclut le président de l'AJUDE-BF.
