Les travaux du colloque scientifique sur la question sahraouie ont pris fin, mardi à Alger, en mettant l'accent sur la nécessité de se conformer à la légalité internationale et de mettre en œuvre les résolutions de l'ONU relatives au processus de décolonisation du Sahara Occidental.
Au terme des travaux, les participants ont réaffirmé le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, conformément à la légalité internationale, tout en plaidant pour l'élargissement du mandat de contrôle de l'ONU à travers l'intégration de la question des droits de l'Homme dans les prérogatives de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO), notamment pour ce qui est du droit du peuple sahraoui à la souveraineté sur ses ressources naturelles.
Les participants ont également exhorté la société civile, toutes composantes confondues, à intensifier le suivi et la documentation des différentes violations et crimes internationaux commis dans les territoires sahraouis occupés.
S'agissant des violations des droits de l'homme et des crimes perpétrés par l'occupant marocain, les recommandations ont souligné la nécessité d'apporter une assistance aux victimes pour introduire des plaintes individuelles et collectives devant les juridictions internationales et régionales ainsi que devant les organes quasi judiciaires.
Les participants ont également souligné l'importance d'œuvrer à la désignation d'un Rapporteur spécial chargé de surveiller la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental auprès du Conseil des droits de l'Homme des Nations unies.
Par ailleurs, les participants ont réaffirmé la nécessité de dévoiler l'ampleur du pillage des ressources naturelles du peuple sahraoui par l'occupation marocaine, appelant à mettre en lumière les informations réelles et le véritable volume de l'exploitation de ces richesses, et à les diffuser afin de démasquer la désinformation pratiquée par le Maroc à cet égard.
Dans leurs recommandations, les participants ont, en outre, appelé au développement de programmes de formation spécialisés dans le domaine des médias pour accompagner les évolutions de la question sahraouie, ainsi qu'à l'élaboration d'une stratégie de communication en faveur de cette cause, et au soutien à la production de contenus numériques multilingues s'appuyant sur des sources fiables et des mécanismes scientifiques pour le suivi et l'analyse du discours médiatique international sur les conflits.