Dans la foulée de son invasion migratoire de l'enclave espagnole de Ceuta, le régime du Makhzen aurait introduit des terroristes, comme le confirme la police espagnole qui enquête sur l'infiltration des éléments jugés dangereux et violents parmi les immigrants restés dans la ville autonome espagnole après l'attaque du 30 juillet et a déjà identifié plusieurs éléments comme étant responsables de la distribution d'engins artisanaux, connus sous le nom de bombes à acide chlorhydrique, qui ont commencé à être utilisés contre les citoyens et les policiers de Ceuta.

L'alerte a été donnée tout au long de la journée de vendredi suite à une forte augmentation des achats d'acide et de papier aluminium dans les commerces et supermarchés de la ville. Ce sont d'ailleurs les employés des centres commerciaux eux-mêmes qui, intrigués par cette activité, ont alerté les forces de l'ordre.

Selon des sources policières citées par le média espagnol The Objective , les acheteurs étaient des immigrés . L'acide et le papier aluminium, placés dans des bouteilles en plastique, provoquent une petite explosion et libèrent des gaz lorsqu'ils sont projetés, selon un mécanisme similaire à celui des cocktails molotov. De grandes quantités d'acétone, un précurseur d'explosifs, ont également été détectées .

Jeudi 27 août, près d'un mois après l'invasion migratoire, des bombes à l'acide chlorhydrique ont été lancées contre des soldats déployés à Ceuta. Vendredi 28 août, l'incident s'est reproduit contre des manifestants protestant contre la situation critique dans cette ville espagnole, suite à l'arrivée massive de 80 000 personnes en provenance du Maroc et plus de 100000 selon la police espagnole. 

Par ailleurs, deux membres du Corps régulier espagnol ont été victimes d'une embuscade à coups de pierres et de bâtons ; certains ont été blessés. Au moins une douzaine de Marocains ont été arrêtés.

Dans le même cadre, la presse ibérique fait état de l'arrestation d'un  terroriste condamné, endoctriné par des groupes terroristes, puis expulsé de Ceuta : il s’est vu interdire l’entrée en Espagne. Le terroriste marocain était resté caché dans une maison ou dans les montagnes de la ville pendant toute la durée de son séjour à Ceuta.

D'autre part, la presse ibérique révèle que le Centre national de renseignement espagnol CNI a alerté le ministère de l'Intérieur que trois terroristes étaient parvenus à entrer à Ceuta lors de l'afflux massif de migrants fin juillet . L'alerte a été émise après cet afflux et transmise au ministère de l'Intérieur afin que les informations disponibles sur ces trois individus puissent être vérifiées, localisées et arrêtées.

L'implication des services de renseignements du Makhzen, dans des activités terroristes

L'implication des services de renseignements du régime du Makhzen dans des activités terroristes, est de plus en plus confirmée, comme l'a bien souligné l'un des ses supplétifs de la propagande en l'occurrence François Soudan du canard propagandiste du Commandeur le Jeune Afrique JA, qui avait  en 2017, supplié le pardon de Mohamed VI après une Une drapée  par l’emblème marocain dans lequel on pouvait distinguer les visages des terroristes auteurs des attentats terroristes de Barcelone, avec la mention «born in Morocco». Lire: Jeune Afrique, le pistolero de la propagande du Makhzen visant l'Algérie.

 Ce qui confirme davantage cette tendance, c'est le contrôle systématique des mosquées accueillant une forte communautés de fidèles en provenance du Maroc, des restaurants , centres commerciaux, bars, boîtes de nuit, et autres édifices propriétés de marocains établis dans toute l'Europe, en particulier, dans des pays abriant une forte communauté marocaine, comme l'Espagne, la France, les Pays Bas, la Belgique, l'Allemagne , le Portugal et l'Italie. Les services marocains sont au courant de tout, et tout dissident fera payer son opposition à sa famille au Maroc.

Le modus operandi des services du régime du Makhzen, n'est plus un secret, le régime du Makhzen envoie ses terroristes en Europe commettre des actes criminels, et entre-temps, il sacrifie certains d'entre- eux devenus encombrants et découverts par les services de renseignements européens, en les balançant au nom de la coopération en matière de lutte contre le terrorisme transfrontalier pour recevoir les éloges des occidentaux , et conforter la position du commandeur comme chef d'un Etat fonctionnel à la solde des agendas des puissances néocoloniales.

L'implication des services de renseignements du Makhzen dans des activités criminelles a été également , comme nous l'avons souligné dans un article intitulé" France :Un espion marocain au sein du Conseil de culte musulman", en reprenant une enquête menée par le média français Le Point, qui indiqua que le Conseil de culte musulman CFCM, dirigé par le marocain Mohamed Moussaoui serait infiltré par les services de renseignements du Makhzen. 

Le média français révéla  le nom de Mohamed Belahrach, résident en France depuis 2010, faisant objet d'un mandat d'arrêt  depuis mars 2018 pour «corruption d'agents publics en France».

Fiché «S03» , il est soupçonné d'avoir tenté d'infiltrer plusieurs organisations islamiques françaises pour le compte des services de renseignement marocain. L'homme  qui avait disparu de la circulation, dont les recherches à le retrouver sont vaines, est fiché «S03» et aurait réussi à s'accaparer de dizaines de fiches d'informations confidentielles portant sur des personnes plus ou moins liées à la mouvance islamiste. Mohamed B aurait réussi l'opération de la transmission illégale de documents officiels dont certains seraient classés «confidentiel défense» . Le même agent réapparaît dans le scandale de la corruption des députés européens dans ce qui est appelé Marocgate.

Aujourd'hui, force est de constater, que les services de renseignements occidentaux, en particulier espagnols, que le régime du Makhzen est impliqué dans des actes criminels visant l'Espagne. Et, il n'est pas exclu, que le Makhzen es impliqué dans les attentats terroristes de Madrid du 11 mars 2004, après l'humiliation de l’Ilot Perejil, subie par le régime du Makhzen en 2002 et Barcelone en 2017.

L'invasion migratoire visant l'enclave espagnole de Ceuta, le 30 juillet dernier, le jour de la célébration de la fête du trône e du 27ème anniversaire de l'accession de Mohamed VI, accompagnée d'une instrumentalisation religieuse annoncée et déclarée officiellement le jour de la célébration du Mawlid Ennabaoui, constitue une nouvelle étape en matière de concrétisation des desseins expansionnistes et annexionnistes du régime du Makhzen pour sa survie, même en recourant à des actes terroristes, via l'envoi des terroristes et des détenus graciés pour endeuiller ses voisins.