Le ministère de la Poste et des Télécommunications a annoncé, jeudi dans un communiqué, l’ouverture du marché à la concurrence dans le domaine des télécommunications spatiales, suite au lancement par l’Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (ARPCE) d’un appel d’offres pour l’octroi de deux licences d’établissement et d’exploitation de réseaux publics de télécommunications électroniques par satellite.
“Dans le cadre des efforts visant à généraliser l’accès aux services de télécommunications et à réduire la fracture numérique à travers les différentes régions du pays, le ministère de la Poste et des Télécommunications annonce le lancement de la concurrence dans le domaine des télécommunications spatiales”, indique le communiqué, précisant que “l’ARPCE a lancé un appel d’offres pour l’octroi de deux licences d’établissement et d’exploitation de réseaux de communications électroniques ouverts au public par satellite sur orbite non géostationnaire”.
Cette mesure vise à “permettre aux opérateurs de déployer des solutions de connectivité spatiale à haut débit, offrant ainsi des services Internet à haute vitesse, particulièrement dans les zones reculées et enclavées difficiles à raccorder aux infrastructures terrestres classiques, ce qui est à même de réduire la fracture numérique et de garantir une couverture plus inclusive sur l’ensemble du territoire national”.
Elle tend également à “diversifier l’offre de services de télécommunications électroniques, stimuler la concurrence sur le marché, consacrer l’accès équitable à Internet et soutenir le développement de solutions liées à l’Internet des objets (IoT) dédiées aux projets structurants, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie minière et des transports”, ajoute le communiqué.
Après avoir souligné l’engagement du ministère à “soutenir la transformation numérique et à élargir la portée de la couverture, le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a affirmé que cette démarche marque “une étape importante dans le renforcement de l’infrastructure numérique de l’Algérie”, car elle vise à “acheminer les services Internet à haut débit vers tout le territoire national, notamment les zones difficiles d’accès”.