Accueil / Algérie Actu / Mondactu
ACTUALITES · Mondactu

Espagne: la Consule du régime du Makhzen aux îles Canaries en mode "terreur"

Elle s'appelle Fatiha El Kamouri , elle est consule générale du régime du Makhzen dans les îles Canaries en Espagne, depuis septembre 2022. Son modus operandi , exercer la terreur au sein de la représentation consulaire du commandeur, comme l'illustre le nombre de plaintes du personnel révélées par le journal espagnol El Independiente, citant des fonctionnaires marocains affirmant qu'ils vivent l'enfer depuis l'arrivée de la diplomate du Makhzen.

Espagne: la Consule du régime du Makhzen aux îles Canaries en mode "terreur"

Elle s'appelle Fatiha El Kamouri , elle est consule générale du régime du Makhzen dans les îles Canaries en Espagne, depuis septembre 2022. Son modus operandi , exercer la terreur au sein de la représentation consulaire du commandeur, comme l'illustre le nombre de plaintes du personnel révélées par le journal espagnol El Independiente, citant des fonctionnaires marocains affirmant qu'ils vivent l'enfer depuis l'arrivée de la diplomate du Makhzen. 

Pour les interlocuteurs du média espagnol , ce qui avait été auparavant un cadre de travail agréable s'est rapidement transformé en cauchemar pour les employés , dont certains travaillaient au consulat depuis plus de vingt ans. Cris incessants, incidents racistes et crises d'angoisse ne sont que quelques-uns des problèmes signalés par le personne.

Ces attaques ont ciblé le personnel local, notamment les employés de la mission diplomatique, en l'occurrence aux îles Canaries.

El Kamouri leur a « pourri la vie » pour tenter de les contraindre à démissionner , ce qu'ils ont refusé de faire, note El Independiente.

Selon leurs témoignages, des fonctionnaires marocains, venus du ministère des Affaires étrangères de leur pays, ont également subi des mauvais traitements de la part de la consule. Cette situation a suscité de l'inquiétude chez certains d'entre eux, qui ont demandé leur mutation auprès des autorités du régime du Makhzen.

Dès sa prise de fonctions, la consule a développé une obsession pour les employés locaux. L'une d'entre eux, une femme de ménage d'origine équatorienne, a été licenciée après avoir subi « mille injures dégradantes et racistes », selon le média espagnol.

La femme a finalement accepté l'indemnité de licenciement de 32 000 € pour licenciement abusif « car elle n'en pouvait plus ». Quant à ses autres collègues, durant ces presque quatre années, les arrêts maladie de longue durée pour cause d'anxiété ont été monnaie courante.

Face à leur situation désespérée, les travailleurs décidèrent d'écrire au consul pour dénoncer le traitement qu'ils subissaient et formuler une série de revendications, deux mois seulement après l'arrivée d'El Kamouri au bureau de Las Palmas.

«Elle a eu un comportement hostile, autoritaire et humiliant, criant et appuyant ses propos en tapant du poing sur la table (...) créant un climat de peur et d'anxiété, dans le but clair et indéniable de harceler les employés», affirmèrent- ils.

La lettre fut également adressée au cef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares ; à Nasser Bourita ; au médiateur espagnol, Ángel Gabilondo ; et au délégué du gouvernement aux îles Canaries, Anselmo Pestana. Ils ne reçurent jamais de réponse. .

Pour rappel, Algérie 54 avait révélé en novembre dernier, citant des sources ibériques , les dérives  de cette Consule  qui avait défrayé la chronique en Espagne.

Lirehttps://algerie54.dz/esclavage-une-consule-marocainecondamnee-en-espagne

Le cas similaire du diplomate Makhzenien Sidi Mohammed Biedallah

Le comportement de la Consule générale du régime du Makhzen, est loin d'être un cas isolé, puisqu'Algérie54, avait déjà évoqué celui du consul du régime du Makhzen à Murcie, Sidi Mohammed Biedallah reconnu coupable de harcèlement sexuel, professionnel et psychologique répété à l'encontre d'une de ses employées.

Lire : Condamné pour harcèlement sexuel en Espagne: l'ancien consul marocain à Murcie promu ambassadeur au Mozambique

La plaignante, qui qualifiait le consul de « prédateur sexuel », a obtenu gain de cause devant les tribunaux espagnols, qui ont ordonné sa réintégration après un licenciement abusif et lui ont accordé plus de 50 000 € de dommages et intérêts, ainsi que le versement des arriérés de salaire. Mais l'affaire ne s'est pas arrêtée là. Face au refus des autorités marocaines de verser ces dommages et intérêts, les tribunaux espagnols ont été contraint de  recourir à une mesure exceptionnelle et ont réussi à geler les comptes du consulat.

Outre Biedallah, deux autres fonctionnaires du consulat ont également eu des démêlés avec la justice. Le premier est le chauffeur qui a renversé un livreur et a pris la fuite sans lui porter secours. Par ailleurs, un autre employé est impliqué dans un réseau de propriétaires et d'employés de pompes funèbres accusés de tirer profit de l'identification et du rapatriement irréguliers des corps de migrants nord-africains.

Suite à la jurisprudence établie à Murcie, il reste à voir si les tribunaux des îles Canaries adopteront finalement des mesures plus énergiques en réponse au mépris du consulat pour le droit du travail espagnol et les droits de ses employés.