Le projet de mine de zinc-plomb Tala Hamza-Oued Amizour (Béjaia), dont le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a présidé, mardi, le lancement des travaux d’exploitation et de valorisation, constitue une étape importante dans le processus de développement de l’industrie minière nationale devant renforcer la position de l’Algérie en tant que producteur et exportateur de produits miniers, en cohérence avec les grandes orientations de l’Etat visant à bâtir une économie diversifiée.
Le coup d’envoi des travaux de ce projet a été donné conformément aux délais fixés par le président de la République, marquant ainsi une étape décisive dans le processus de la concrétisation de ce mégaprojet inscrit parmi les projets les plus importants du secteur minier algérien ces dernières années, à l’image du projet de phosphate intégré à l’Est du pays et de la mine de fer de Gara Djebilet à Tindouf.
Le président de la République avait insisté, à maintes reprises, sur l’impératif de lancer ce projet avant la fin mars 2026, au regard de ses retombées économiques indéniables pour la région en particulier et pour l’économie nationale de manière générale. Ce site minier est l’un des plus grands gisements de plomb et de zinc de la région, avec des réserves importantes lui permettant de constituer un pilier essentiel de l’industrie minière nationale pour les décennies à venir, avec des réserves géologiques estimées à 53 millions de tonnes, dont 34 millions de tonnes exploitables.
Il repose sur un plan de développement progressif comprenant la phase d’exploitation, de traitement ainsi que de transformation industrielle. Il s’appuie aussi sur l’intégration des technologies les plus récentes dans le domaine de la séparation et du traitement minéral, garantissant une rentabilité élevée et une qualité compétitive des produits finaux, selon des explications fournies par la Société nationale de recherches et d’exploitation minière (Sonarem).
La production annuelle de minerai devrait atteindre 2 millions de tonnes, orientées vers les unités de traitement afin d’accroître la valeur ajoutée et d’assurer une exploitation optimale des ressources minières, tandis que la production annuelle de concentré après traitement devrait atteindre 200.000 tonnes, dont 170.000 tonnes/an de zinc et 30.000 tonnes/an de plomb.
Le projet comprend notamment la réalisation d’une infrastructure intégrée consistant en l’aménagement du site minier, la création d’unités de traitement, ainsi que le raccordement aux réseaux de transport et d’énergie, afin de garantir la continuité de l’efficacité économique dans le cadre du développement durable.
Il est prévu dans le cadre de ce projet, la création de plus de 700 emplois directs et environ 4.000 emplois indirects, en plus de la dynamisation de l’activité des entreprises de sous-traitance, des start-up et petites entreprises, sans oublier son impact sur le développement local.