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March 2, 2026

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Maroc:La bataille juridique de la présumée fille de Hassan II

La présumée fille de l'ancien souverain marocain, Jane Benzaquen , une retraitée de 72 ans résidant en Belgique, affirme être la fille biologique du défunt Hassan II et ne compte nullement abandonner son combat pour être reconnue comme fille biologique de l'ancien commandeur des croyants. Loin de s'essouffler, sa bataille juridique s'est intensifiée ces derniers mois, au grand dam de lafamille royale qui emploie tous les moyens pour la priver de son prétendu droit.

La présumée fille de l’ancien souverain marocain, Jane Benzaquen , une retraitée de 72 ans résidant en Belgique, affirme être la fille biologique du défunt Hassan II et ne compte nullement abandonner son combat pour être reconnue comme fille biologique de l’ancien commandeur des croyants. Loin de s’essouffler, sa bataille juridique s’est intensifiée ces derniers mois, au grand dam de lafamille royale qui emploie tous les moyens pour la priver de son prétendu droit.

Comme nous l’avons révélé dans nos précédentes éditions (L’affaire de la présumée fille de Hassan II, accule la famille royale) et ( Maroc: l’affaire de la fille présumée de Hassan II refait surface), la famille royale marocaine bloque l’accès au dossier médical du défunt roi, revendiqué par les avocats Jane Benzaquen. en évoquant « l’intérêt souverain » .

Des sources proches de la plaignante ont expliqué au journal espagnol El Independiente que « la procédure de reconnaissance de paternité en cours en Belgique vise des membres de la famille royale ».La famille royale n’a jamais répondu à cette procédure.

Dans une décision datée du 1er septembre 2025, le tribunal belge a fixé un calendrier procédural prolongeant l’affaire jusqu’au printemps 2027 : le Maroc doit présenter ses arguments en avril 2026 ; la famille royale en août ; Benzaquen en décembre ; et la réplique finale est prévue pour avril 2027. L’audience orale a été fixée au 6 avril 2027.

Le calendrier respecte les règles de procédure belges lorsque les défendeurs résident hors du territoire. Toutefois, pour la défense de Benzaquen, cela ne fait que prolonger une bataille juridique déjà longue. Parallèlement, le Maroc a soulevé des exceptions de procédure et a même déposé une plainte pénale pour fraude liée à la résidence belge de la plaignante. Le parquet a classé l’affaire sans suite faute de preuves. Le juge ayant refusé d’étendre l’enquête, le royaume a interjeté appel.

Selon l’avocat de Benzaquen, Marc Uyttendaele , il s’agit d’une « guerre procédurale visant à intimider la plaignante et à fabriquer des motifs d’irrecevabilité sans aborder le fond de l’affaire ».

La deuxième bataille juridique se déroule aux États-Unis. Benzaquen a demandé l’accès aux éventuels échantillons biologiques et dossiers médicaux d’Hassan II conservés dans trois institutions : le New York Presbyterian Hospital, le Mount Sinai Hospital (tous deux situés à New York) et la Mayo Clinic au Minnesota.

Le premier hôpital a confirmé que Hassan II y avait été soigné et que son dossier médical existait, bien qu’aucun prélèvement biologique n’ait été retrouvé. L’hôpital insiste sur la confidentialité du nom sous lequel il a été admis, car il utilisait un pseudonyme. Les autres hôpitaux n’ont trouvé aucune trace de Hassan II sous son nom officiel, et l’équipe juridique s’efforce d’identifier le pseudonyme utilisé.

Le Maroc a également tenté d’intervenir dans la procédure américaine. Selon des documents fournis par les représentants de la plaignante, Rabat a affirmé – avant de se rétracter – que la procédure belge était « suspendue depuis plus d’un an » et a soutenu que le dossier médical du monarque « appartient au Royaume du Maroc » et que sa divulgation pourrait nuire à sa position diplomatique et à ses relations extérieures.

Des sources proches de Benzaquen affirment que « le Maroc a également soulevé plusieurs arguments inhabituels, prétendant notamment que les dossiers médicaux du roi Hassan II, conservés dans des hôpitaux américains, appartiennent au Royaume du Maroc et que leur divulgation pourrait nuire à la position diplomatique et aux relations extérieures du Maroc. »

« De plus, des allégations totalement inexactes ont été formulées concernant le statut juridique de la procédure en Belgique. Comme en Belgique, le Royaume du Maroc tente d’entraver et de retarder la procédure. Benzaquen a répondu à ces arguments et a expliqué, un par un, leur caractère infondé », ont-elles ajouté.

Le tribunal américain ne s’est pas encore prononcé sur l’intervention du Maroc ni sur sa demande d’accès aux documents. Il doit d’abord déterminer comment notifier la famille royale, le royaume affirmant ne pas la représenter officiellement dans cette procédure.

Selon les avocats de Benzaquen, si la famille royale était convaincue de l’absence de lien biologique, le test génétique « renforcerait sa position ». Cependant, les représentants légaux du royaume soutiennent que toute procédure remettant en cause la « dignité, l’intégrité et l’honneur » de la famille royale pourrait porter atteinte à l’autorité de l’État.

L’histoire remonte au début des années 1950, lorsque le prince héritier Hassan aurait rencontré Anita Benzaquen, une jeune fille juive de 17 ans , à Casablanca . Selon des témoignages familiaux recueillis lors de différentes procédures judiciaires, leur relation aurait abouti à une grossesse. En septembre 1954, alors âgée de seulement dix mois, la petite fille aurait été emmenée en Belgique, et confiée à une famille d’accueil. La mère s’installa également à Bruxelles, où elle travailla comme actrice jusqu’à sa mort en 1996.

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